La journaliste Nassira El Moaddem a récemment déposé plainte contre Thierry Meignen, sénateur et ancien maire du Blanc-Mesnil, pour menaces de mort. Dans une interview sur France Inter, elle a exprimé sa colère face au "silence" des autorités et du gouvernement concernant cette affaire inquiétante.
"C’est un silence des autorités, c’est un silence du gouvernement", a-t-elle déclaré, en appelant à une prise de conscience. "Je ne comprends pas pourquoi, dans ce pays, les autorités ne réagissent pas lorsqu'une journaliste est menacée de mort, seulement pour avoir exercé son métier".
Les propos menaçants tenus par Thierry Meignen ont été révélés par Le Monde, où il a été cité disant : "Je vais la faire condamner pour diffamation. Je vais la fouetter. J’irai au bout, elle va mourir, je la tue". El Moaddem a déploré l'absence de réactions officielles, pas même de la part du président du Sénat, Gérard Larcher, qui a finalement saisi le comité de déontologie de la chambre haute.
Ce climat de peur ne semble pas faire l'objet de l'attention qu'il mérite. Dans son récent ouvrage "Main basse sur la ville", Nassira El Moaddem explore les pratiques de l’ancien maire, pointant des irrégularités notables, notamment en matière d'attribution des marchés publics et son soutien à l'extrême droite.
La descente aux enfers n’est pas nouvelle pour les journalistes en France, où la liberté de la presse fait face à de croissantes menaces, selon l’Observatoire de la liberté de la presse qui rappelle que des cas similaires se multiplient, soulevant de sérieux doutes quant à la protection des journalistes.
Il est urgent que les autorités prennent position et garantissent un environnement sûr pour tous les professionnels de l'information.







