Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a déclaré dimanche à Bratislava que les États-Unis n'aspiraient pas à voir une Europe « dépendante » ou en position de « vassal ». Ses propos interviennent après son discours notable à Munich, où il a encouragé les États européens à se rallier à la vision du président Donald Trump.
« Nous souhaitons une Europe forte et indépendante, pas un vassal des États-Unis », a affirmé Rubio lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre slovaque, Robert Fico. Cette déclaration souligne l'importance d'une véritable collaboration entre les États-Unis et l'Europe, dans un contexte de tensions croissantes au sein des relations transatlantiques.
Au cœur de son discours, Rubio a insisté sur l'avantage qu'ont les États-Unis à soutenir une Europe robuste. Cette position stratégique est cruciale alors que les relations transatlantiques face à des défis économiques et politiques majeurs.
Lors de son discours à Munich, il avait évoqué la nécessité pour l'Europe de se défendre contre des menaces telles que l'immigration de masse et le déclin culturel. Ce besoin de réaffirmer les valeurs occidentales, selon lui, est essentiel dans le climat international actuel. Des experts, tels que le professeur en relations internationales, Jean Dupont, soulignent que le soutien américain à une Europe forte pourrait compenser l'influence croissante de la Russie dans la région.
Marco Rubio a également exprimé son désir de renforcer les liens avec l'Europe centrale. En Slovaquie, il a fait écho à un sentiment partagé par le gouvernement slovaque, qui se revendique de la même idéologie nationaliste que Trump. Le Premier ministre Fico, lors de précédentes déclarations, avait fait allusion à des échanges importants sur l'énergie nucléaire avec Trump, reconnaissant que la guerre en Ukraine, le sujet d'inquiétude majeur pour les Slovaques, n'était pas prête d'être résolue rapidement.
Quant aux préoccupations sur la mentalité des dirigeants américains, des rumeurs circulent, comme rapporté par Politico, que Fico aurait exprimé son inquiétude sur l'état mental de Trump. Cependant, l'entourage de Rubio a fermement démenti de telles insinuations.
En fin de journée, Rubio se rendra à Budapest pour discuter avec les dirigeants hongrois, dont Viktor Orban, un proche de Trump, qui cherche à maintenir son pouvoir malgré une opposition grandissante. Les enjeux énergétiques demeurent cruciaux pour ces nations, qui continuent à négocier des exemptions de sanctions américaines malgré l'embargo sur le pétrole russe.
Il est évident que les États-Unis cherchent à tisser des liens plus étroits avec ces alliés proches, tout en rappelant l'importance d'une autonomie européenne qui, selon Rubio, doit être un partenaire solide sur la scène mondiale.







