En Thaïlande, la critique de la royauté est une affaire sérieuse. Un homme, Phuritikon Sarakul, âgé de 43 ans, a été condamné à une peine exceptionnelle de 50 ans de prison pour avoir exprimé des opinions hostiles à la famille royale sur les réseaux sociaux. Selon Thai Lawyers for Human Rights, cette sentence est l'une des plus sévères jamais infligées sous la loi sur le lèse-majesté, témoignant d'une répression accrue envers la liberté d'expression dans le royaume.
Sarakul a été accusé d'avoir posté durant la période 2021-2022 une série de dix messages sur Twitter, en utilisant le compte militant « Guillotine Activists for Democracy. » Chaque message a valu au prévenu trois années de prison, s'ajoutant aux vingt ans déjà infligés pour des infractions similaires. Fait notable, le jugement a eu lieu en son absence, alors qu'il vit en exil à l'étranger.
Une tendance inquiétante
Ce n'est pas un cas isolé. Depuis 2020, près de 300 personnes ont été poursuivies pour des critiques contre la monarchie, et les sentences continuent de se durcir. En 2024, par exemple, un vendeur de vêtements a été condamné à plus de cinquante ans de détention pour des publications sur Facebook jugées insultantes envers la royauté. Une ancienne fonctionnaire, condamnée à quarante-trois ans, a été graciée en août 2025 après avoir purgé huit années de prison.
Les organisations de défense des droits de l'homme dénoncent l'utilisation de la loi sur le lèse-majesté comme un outil pour réprimer la dissentement et étouffer les voix critiques. Des manifestations massives ont eu lieu, organisées par des groupes qui réclament des réformes politiques et une diminution du pouvoir royal. Les experts estiment que cette répression risque d'alimenter un climat de peur et de silence parmi les opposants politiques.
Alors que la situation en Thaïlande continue d'évoluer, ces récentes évolutions rappellent les défis pressants en matière de droits humains et de liberté d'expression face à un pouvoir monarchique encore très influent.







