Le candidat arrivé en tête au premier tour a largement remporté l’élection présidentielle dimanche 8 février 2026.
Le socialiste modéré António José Seguro, âgé de 63 ans, a remporté le second tour de l'élection présidentielle au Portugal. Selon des projections diffuseés par plusieurs chaînes nationales, il obtient entre 67 % et 73 % des votes, face à André Ventura, le candidat d’extrême droite, qui en récolte entre 27 % et 33 %.
António José Seguro, ancien secrétaire général du Parti socialiste de 2011 à 2014, devrait entrer en fonction le 9 mars, succédant ainsi à Marcelo Rebelo de Sousa après dix années de présidence. Ventant une « rupture » avec les pratiques politiques traditionnelles, Ventura se voit également conforté par son ascendant croissant sur l'électorat, comme l'ont noté des analystes politiques comme José Santana Pereira.
Une dynamique politique en évolution
Après avoir été en retrait de la politique pendant une décennie, Seguro a su recueillir le soutien de personnalités variées, allant de l'extrême gauche à la droite modérée, bien que le Premier ministre, Luís Montenegro, ait choisi de ne pas soutenir officiellement son candidat. Ce dernier, à la tête d'un gouvernement minoritaire, entretient des relations complexes avec les deux camps, ce qui souligne l'incertitude politique ayant marqué ces élections.
Les résultats du premier tour, où Seguro avait récolté 31,1 % des voix, présagent un mandat où il devra jouer un rôle d'arbitre, en raison de l'absence d'une majorité stable au Parlement, comme l’a indiqué Bruno Ferreira da Costa, politologue à l'université Beira Interior.
Une campagne non conventionnelle
Récemment, la campagne a été fortement perturbée par des tempêtes meurtrières frappant le pays, provoquant des reports de vote dans plusieurs régions. Malgré ces défis, une participation significative a été enregistrée, le taux d'abstention demeurant semblable à celui du premier tour, qui a affiché 47,7 % de votants.
Cette récente élection remet en lumière les dynamiques politiques au Portugal, qui restent influencées par des tensions entre différentes idéologies. Comme le souligne l'analyste politique, le résultat s'avère crucial pour l'avenir du pays, maintenant que la voix de l'extrême droite continue de se renforcer face à la gauche.







