Ce samedi 7 février, le journal a révélé que Lewis quittait ses fonctions après un plan de réduction qui vise à licencier environ 300 employés parmi les 800 journalistes de la rédaction, une annonce qui a provoqué un véritable choc au sein de la profession. Cette décision intervient dans un contexte troublé, marqué par des spéculations sur le rapprochement de Jeff Bezos, propriétaire du quotidien, avec l'administration Trump, qui a souvent attaqué la presse traditionnelle.
Dans un courriel adressé aux employés, Lewis a exprimé qu'il était "le bon moment" pour se retirer après deux ans de transformations au sein du Post. "Des décisions difficiles ont été prises pour garantir un avenir durable pour le journal afin qu'il puisse continuer à fournir une information de qualité", a-t-il ajouté.
Une situation financière préoccupante
Le journal fait face à des défis financiers, ayant subi une perte de 250 000 abonnés numériques récemment. Selon le Wall Street Journal, cela résulte en partie d'un manque de positionnement clair en période électorale, ne soutenant ni le candidat démocrate ni le parti républicain.
Les revenus publicitaires sont en chute libre, et le Post n'a pas réussi à retrouver la dynamique qu'il avait durant la présidence de Donald Trump, lorsque le journal bénéficiait d'une forte couverture médiatique. À présent, il perd de l'argent depuis plusieurs années, en grande partie en raison de la baisse d'intérêt des lecteurs.
Licenciements significatifs et restructuration
Le plan de licenciements a touché de nombreux correspondants à l'étranger, notamment ceux couvrant des zones stratégiques comme le Moyen-Orient et l'Ukraine. Martin Baron, ancien rédacteur en chef du journal, a qualifié cette journée de "l'un des jours les plus sombres" de l'histoire du Washington Post.
Jeff D'Onofrio, qui était auparavant directeur financier, a été nommé pour le remplacer dans un effort de redresser la barre du journal malgré les prévisions difficiles.
La concurrence des médias modernes
Cette situation n'est pas unique au Washington Post. De nombreux médias traditionnels en France et ailleurs peinent à s'adapter à un paysage médiatique en constante évolution, où des acteurs comme le New York Times et le Wall Street Journal réussissent à tirer leur épingle du jeu tout en comptant sur leurs bases d'abonnés numériques.







