Alors qu'il espérait débuter une carrière lucrative en plomberie à Saint-Pétersbourg, un ressortissant kenyan a été tristement contraint de prendre les armes. À peine arrivé sur le sol russe, Stephen, un jeune homme de 24 ans, a été enrôlé de force dans l'armée, témoignant d'un sort que beaucoup pourraient juger inimaginable. Selon The Guardian, ce fut le début d'une épreuve terrible.
Arrivé en août avec d'autres compatriotes, Stephen a rapidement compris que le rêve était bien éloigné de la réalité. Emmené dans un poste de police à son arrivée, il a été forcé de signer des documents en russe, une langue qu'il ne maîtrise pas. De là, il a été immédiatement transféré dans un centre militaire.
Enrôlé de force dans l'armée
C'est à ce moment-là qu'il a réalisé qu'il venait d'être enrôlé contre sa volonté dans l'armée russe. Déporté près de la frontière ukrainienne, il a reçu une arme, alors qu'il affirmait ne pas savoir tirer. Sa mission, marquée par un climat de violence intense, consistait à détruire des drones ukrainiens, camouflé dans des trous de renard dans la dense forêt de Belgorod, en Russie.
Après trois mois de conflit, Stephen a trouvé le moyen de s'échapper. Le jour où il a pris la fuite, un drone ukrainien l'a ciblé, lui et ses camarades soldats russes. Alors qu'il évoque ce moment, il déclare : "J’ai vu la mort… Je savais que c’était la fin". Blessé, il a réussi à s'échapper vers un hôpital, trompant les agents de sécurité en direction de l'ambassade du Kenya. Sa détermination l’a sauvé.
Ce cas interpelle et soulève de nombreuses questions sur la manipulation des jeunes à des fins militaires. Experts et défenseurs des droits humains s'alarment face à l'ampleur de telles pratiques, qui semblent se multiplier dans les conflits actuels. Selon des analystes de Midi Libre, il est crucial de dénoncer ces abus et de protéger les droits des individus face à une guerre qui ne fait que s'intensifier.







