Le gouvernement espagnol a annoncé un ambitieux plan de régularisation touchant quelque 500 000 immigrés. Selon Elma Saiz, ministre de la Sécurité sociale et des Migrations, cette initiative vise à dynamiser l’économie tout en offrant des droits aux personnes déjà sur le territoire. La mesure devrait être mise en œuvre dès le mois d’avril, permettant aux sans-papiers arrivés avant le 31 décembre 2025 de faire une demande jusqu’au 30 juin.
Saiz a exprimé que cette démarche est avant tout une question de dignité : « En offrant des garanties et des droits, nous permettons à ces personnes de s’intégrer pleinement dans notre société. » En Europe, l'Espagne se distingue par sa politique d'accueil plus ouverte, contrairement à d'autres pays qui renforcent leurs mesures de contrôle migratoire.
Un décret royal en faveur de la régularisation
Le gouvernement du Premier ministre Pedro Sánchez a recours à un « décret royal » pour faciliter la mise en œuvre de cette réforme. Ce processus bypassera le Parlement, où l’exécutif ne possède pas de majorité. Ce coup de pouce législatif a été salué par le parti d'extrême gauche Podemos, partenaire au gouvernement, renforçant l'idée d'une approche migratoire plus humaine.
Cette régularisation a été inspirée par une initiative soutenue par plus de 600 000 signatures et près de 900 associations, demandant une régularisation bénéfique pour tous les immigrés sans papiers. L'Espagne, avec l'Italie et la Grèce, est l'une des principales portes d'entrée pour les immigrés en Europe, majoritairement via les îles Canaries et le nord-ouest africain.
Pour 2025, le ministère de l’Intérieur a rapporté une diminution significative des nouvelles arrivées. Près de 37 000 migrants irréguliers ont été enregistrés, marquant une baisse de 42,6 % comparé à 2024. Selon les dernières statistiques, plus de sept millions d'étrangers résident en Espagne, ce qui représente une part importante des 49,4 millions d'habitants du pays.







