Selon le rapport de l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), au moins 5 848 personnes ont perdu la vie durant les récentes répressions des manifestations, et 17 000 cas supplémentaires sont actuellement sous enquête. La majorité des victimes seraient des manifestants, incluant 77 mineurs et des passants innocents, tandis que des membres des forces de sécurité sont également comptabilisés parmi les décès.
Ce mouvement de contestation, qui a débuté en décembre en raison d'une crise économique croissante, représente le plus grand défi à la République islamique depuis sa fondation en 1979. Face à cette situation tragique, les organisations de défense des droits humains craignent que le bilan final dépasse largement les chiffres annoncés, une difficulté exacerbée par la coupure d'internet en cours depuis le 8 janvier, comme l'indique Netblocks.
Les autorités iraniennes, quant à elles, ont dressé un constat bien moins alarmant, avançant le chiffre de 3 117 morts, dont la plupart seraient des "martyrs". D'autres ONG, comme Iran Human Rights (IHR), affirment que des chiffres beaucoup plus élevés pourraient être réalistes. Bien plus alarmant, la chaîne d'opposition Iran International estime que les morts pourraient atteindre 36 500, invoquant des sources sécuritaires et des documents internes. Les arrestations n'ont pas cessé, avec au moins 41 283 personnes détenues. Les répercussions de cette violence semblent enfler, alors que les voix de la résistance s'élèvent face à cette tragédie collective.







