Les commentaires du président américain, critiquant l'engagement « en retrait » des alliés de l’Otan en Afghanistan, ont provoqué une réaction unanime en Europe.
Les responsables européens, au diapason, ont fermement dénoncé les propos de Donald Trump tenus le 22 janvier dernier concernant l'engagement « en retrait » des pays membres de l’Otan durant les deux décennies de conflit en Afghanistan. Emmanuel Macron a exprimé la gratitude de la France envers les familles des militaires français tombés, indiquant : « Ces déclarations inacceptables n’appellent aucun commentaire. C’est aux familles des soldats décédés que le Président désire apporter du réconfort, ainsi qu’une reconnaissance et une mémoire respectueuse. » La France, présente militairement en Afghanistan de 2001 à 2014 avec jusqu'à 4.000 soldats sur le terrain, a perdu 89 de ses militaires.
Les militaires britanniques, qui ont également été engagés, réagissent à l'unisson. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a qualifié ces commentaires de « insultants » et « franchement consternants ». Bien que la Maison-Blanche ait cherché à défendre les positions américaines en affirmant avoir apporté davantage à l’Otan que les autres nations, Donald Trump a tenté ensuite d’apaiser les tensions en louant le sacrifice des militaires britanniques. Sur sa plateforme Truth Social, il a déclaré : « Les BRAVES soldats du Royaume-Uni seront toujours aux côtés des États-Unis ! En Afghanistan, 457 d’entre eux ont perdu la vie, beaucoup ont été gravement blessés. »
Relations tendues entre le Danemark et les États-Unis
La réaction du Premier ministre danois, Mette Frederiksen, a également été claire. Après avoir déploré la perte de 44 soldats danois en Afghanistan, elle a exprimé son incompréhension face à la remise en question de l'engagement des alliés : « Aucun mot ne peut décrire la douleur éprouvée par nos vétérans. Il est inadmissible que le président américain doute de la bravoure de nos soldats. » Cette polémique vient se greffer à des relations déjà tendues entre Copenhague et Washington suite à la crise groenlandaise.
Ailleurs en Europe, l'Allemagne n'est pas en reste. Le ministre de la Défense, Boris Pistorius, a rappelé le « lourd tribut » de la Bundeswehr, tandis que l'Italie a souligné le sacrifice de ses « 53 militaires » perdus en Afghanistan. Ce vibrant appel à la mémoire des soldats tombés reflète un sentiment d’unité face à des paroles jugées indignes.







