Emmanuel Macron a qualifié, le samedi 24 janvier, les affirmations de Donald Trump concernant l'engagement des alliés de l'OTAN en Afghanistan d'« inacceptables ». Le président français a souligné que ces propos n'appellent à aucun commentaire, ajoutant que la priorité était d'apporter du réconfort aux familles des soldats tombés au combat.
Dans une interview diffusée sur Fox News, Trump a suggéré que les membres de l'OTAN avaient été en retrait pendant les vingt années de conflit, affirmant que les États-Unis « n'avaient jamais eu besoin d'eux ». Ces déclarations ont suscité une onde de choc parmi les pays alliés, dont le Royaume-Uni, le Danemark et l'Italie, qui ont rapidement exprimé leur indignation.
La première ministre danoise, Mette Frederiksen, a jugé ces affirmations « insupportables », rappelant que les vétérans danois étaient profondément touchés par de tels commentaires. « Il est insupportable que l’on remette en question l’engagement de nos soldats », a-t-elle déclaré sur Facebook. L'Association des vétérans danois a également exprimé son chagrin, arguant que le Danemark a toujours été aux côtés des États-Unis dans les zones de crise. Une marche silencieuse est prévue pour le 31 janvier à Copenhague en réponse aux propos du président américain.
Réactions italiennes et néerlandaises
L'Italie a rapidement rejoint le chœur des réactions, avec le ministre des affaires étrangères, Antonio Tajani, rendant hommage aux 53 militaires italiens tombés en Afghanistan. Son homologue, Guido Crosetto, a également défendu le rôle crucial des forces armées italiennes, qualifiant les analyses de Trump de superficielles et incorrectes.
D'autres réactions sont également venues des Pays-Bas, où le ministre David van Weel a rejeté les déclarations de Trump comme inexactes et irrespectueuses. Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a exprimé son indignation, qualifiant les propos du président américain d'« insultants » et « franchement consternants ».
Alors que la colère s'intensifie parmi les nations alliées, la question de la reconnaissance des sacrifices effectués par les soldats en Afghanistan reste au cœur des préoccupations. Comme l'a souligné Emmanuel Macron, ces questions méritent respect et mémoire.







