La députée écologiste Sabrina Sebaihi, vice-présidente du groupe d’amitié France-Algérie, a récemment été l'invitée de Tristan Waleckx sur France 2 dans l'émission "Complément d'enquête". Elle se définit avec fierté comme à la fois française et algérienne, partageant son expérience au sujet des préjugés et des stéréotypes qui entourent la communauté algérienne en France.
Lors de cette interview, elle a réagi aux rumeurs diffusées dans un épisode intitulé "Rumeurs et coups tordus : la guerre secrète France-Algérie", qui soulève des questionnements sur les pressions exercées sur les élus d'origine algérienne par les services de renseignement algériens. En réponse à une question sur ses éventuels contacts avec ces services, Sebaihi a affirmé : "Pour tout vous dire, et vous surprendre peut-être, non, ça ne m'est jamais arrivé." Une affirmation qui pourrait surprendre, notamment à la lumière des préoccupations exprimées par certains élus locaux.
Elle a également évoqué une intervention passionnée au sein de l'Hémicycle, où elle a mis au défi ses collègues du Rassemblement national en déclarant : "Oui, je suis française. Et oui, je suis algérienne. Et je suis fière de mon histoire." Sebaihi a alors rappelé le sacrifice de son grand-père, combattant de la France contre le fascisme, et a dénoncé les discours qui minimisent la complexité de l'histoire franco-algérienne.
Au cours de l'interview, Sabrina Sebaihi a introduit le terme "algérophobie" pour qualifier l’instrumentalisation de la question algérienne dans le débat public français. Elle a noté que bien que la critique de l’Algérie puisse être légitime, celle-ci tourne souvent au stéréotype nuisible. Ses propos trouvent écho chez nombre de Français d'origine algérienne qui se sentent injustement stigmatisés.
En ajoutant que cette stigmatisation devient insupportable pour beaucoup, elle souligne un besoin urgent de réforme dans la façon dont les médias et la politique traitent la question algérienne. "Je ne connais pas aujourd'hui de personne d'origine algérienne qui ne m'ait pas dit : 'Je n'en peux plus, je ne supporte plus ce climat en France.'" Un appel à la réflexion sur l'identité et le traitement médiatique des enjeux liés à l'Algérie en France, qui mérite d'être entendu.
Pour voir l'interview complète, suivez ce lien: Complément d'enquête.







