Ce mercredi 21 janvier, Jacques et Jessica Moretti, un couple d'entrepreneurs français, sont cités devant la justice suisse concernant l'incendie dévastateur survenu durant les festivités du Nouvel An au bar qu'ils possèdent, Le Constellation. Le drame a causé la mort de 40 personnes et a fait 116 blessés. L'instruction en cours les vise pour des accusations graves, notamment « homicide par négligence, lésions corporelles et incendie par négligence ».
Les Moretti sont arrivés séparément au ministère public de Sion, la capitale du Valais, où la journée était consacrée à l'audition de Jessica, qui a évité de répondre aux questions des médias à son arrivée. Son époux, Jacques, avait déjà été interrogé pendant près de dix heures la veille, un processus rapporté par l'AFP.
Cette audition est la deuxième depuis l'ouverture de l'instruction pénale, après la première session qui a eu lieu le 9 janvier dernier. Les avocats des parties civiles ont exprimé des préoccupations concernant le temps alloué pour leurs questions, certains demandant d'étendre la durée des auditions, ce qui a été rejeté par les magistrats.
Me Romain Jordan, représentant plusieurs familles de victimes, a regretté le manque de temps accordé pour un examen approfondi des faits, ajoutant : « Chaque partie plaignante mérite le respect et l'attention dans ce processus judiciaire. » De même, Me Laurence Casays, avocat de trois familles, a souligné l'importance d'un délai suffisant pour que justice soit rendue.
L'enquête doit examiner de près les conditions entourant l'incendie, notamment le respect des normes de sécurité par les propriétaires. Il est à noter que la municipalité de Crans-Montana avait reconnu qu'il n'y avait eu aucun contrôle incendie depuis 2019.
Jessica Moretti reste libre sous certaines conditions, tandis que son mari a été placé en détention provisoire et pourrait obtenir une libération prochainement, en échange d’une caution de 200 000 francs suisses (environ 215 000 euros). Cette caution est actuellement en attente d'approbation de la part du tribunal compétent.







