Une tragédie a frappé l'État de Kaduna au Nigeria, où plus de 160 chrétiens ont été kidnappés lors d'une attaque orchestrée par des gangs armés. Les faits se sont déroulés le dimanche 18 janvier, lorsque des assaillants ont ciblé deux églises dans un village isolé, mettant en lumière la montée alarmante des violences à l'encontre des fidèles depuis novembre dernier.
Le révérend Joseph Hayab, président de l'Association chrétienne du Nigeria pour le nord du pays, a déclaré à l'AFP : « Les assaillants sont arrivés en nombre, ont bloqué l'entrée des églises et ont forcé les fidèles à se diriger vers la brousse. » Ce témoignage met en évidence l'organisation et la planification qui caractérisent ces attaques, soulignant la vulnérabilité des communautés chrétiennes dans cette région.
La recrudescente vague de kidnappings a attiré l'attention des autorités internationales. En réponse aux persécutions croissantes, le gouvernement américain a mené des frappes militaires au cœur de l'État de Sokoto, dénonçant ces actes comme des violences ciblant spécifiquement les chrétiens. Le président Trump a même qualifié ces événements de « génocide », une déclaration qui a provoqué des réactions mitigées sur la scène internationale.
La situation au Nigeria est devenue préoccupante aux yeux des organisations de défense des droits de l'homme. Amnesty International et Human Rights Watch ont publié des rapports détaillant la montée de la violence sectaire et les impacts dévastateurs sur les communautés chrétiennes. Selon un rapport de France 24, des experts soulignent que l'inefficacité des autorités à protéger les citoyens contribue à cette crise croissante.
Les enlèvements, souvent motivés par des considérations religieuses, remettent en question la sécurité dans le pays le plus peuplé d'Afrique. Alors que les chrétiens continuent de faire face à des menaces croissantes, cette situation soulève d'importantes questions sur la coexistence pacifique entre les différentes communautés religieuses au Nigeria.







