Le tribunal de Lorient a rendu son jugement le 19 janvier 2026 contre un entrepreneur basé à Guidel, dans le Morbihan. Celui-ci a été condamné à une peine de prison avec sursis et à des amendes pour avoir employé, même brièvement, trois travailleurs en situation irrégulière.
Les faits se sont déroulés le 20 juillet 2024, lorsque les gendarmes ont intercepé un fourgon utilitaire en panne sur la voie express près de Theix-Noyalo. À l'intérieur se trouvaient cinq occupants se dirigeant vers un chantier à Nantes, dont quatre ne pouvaient justifier leur identité ni leur présence légale sur le territoire français.
Lors de l'enquête qui a suivi, les autorités ont découvert que parmi ces individus, figuraient deux Égyptiens et un Afghan. L'un des gendarmes a indiqué avoir constaté un nombre croissant de cas similaires dans la région, soulignant l'importance de la vigilance pour détecter l'emploi de travailleurs sans papiers.
La situation révèle un problème plus vaste lié à l'emploi illégal qui inquiète aussi bien les syndicats que les autorités locales. Jean-Marc Dupuis, expert en droit du travail, affirme que ce type d'emploi met en péril non seulement les droits des travailleurs concernés, mais aussi ceux des employés en règle qui se trouvent en concurrence avec une main-d'œuvre non déclarée. Il souligne également l'urgence de renforcer les contrôles pour prévenir de tels abus.
Les peines infligées à cet entrepreneur doivent servir d'exemple. En effet, la loi française a durci sa position sur le travail illégal, définissant des sanctions plus strictes pour dissuader ceux qui choisissent de contourner la réglementation. Ce cas vient rappeler qu'il est crucial d'assurer le respect des droits des travailleurs pour préserver l'intégrité du marché du travail en France.







