Une enquête de grande ampleur se déroule actuellement autour du collège Saint-François-Xavier à Ustaritz. Treize anciens élèves, ayant subi des violences physiques et sexuelles au sein de cet établissement entre 1960 et 2005, se sont unis pour faire entendre leurs voix. Parmi eux, onze ont franchi le pas et ont déposé plainte, marquant une étape cruciale dans ce combat pour la justice.
Ce collectif inclut des victimes provenant également de trois autres écoles basques, révélant un tableau préoccupant de violences ayant persisté pendant des décennies. L'audition des gendarmes a permis aux anciennes victimes de partager leurs histoires douloureuses, et une seule d'entre elles reste à être entendue pour des faits plus récents.
Les accusations évoquées ne concernent pas seulement le collège Saint-François-Xavier, mais également d'autres institutions comme l'école publique d'Ispoure et l'établissement catholique de Domezain-Berraute, ce qui a suscité un écho médiatique significatif. Selon Gilles Parent, porte-parole du collectif, "avoir été entendu par les gendarmes a été cathartique; c'était une forme de reconnaissance". Des policiers, qualifiés de professionnels bienveillants par les victimes, ont écouté leurs récits sans jugement, une démarche rare dans des situations aussi délicates.
En mai dernier, le parquet de Bayonne avait déjà ouvert une enquête préliminaire suite à la réception de lettres-plaintes. La volonté des enquêteurs est claire : identifier les individus encore vivants concernés par ces faits. Michel Etcheverry, 63 ans, témoigne de l'impact des abus sur sa vie quotidienne. "Je souffre depuis des années de troubles du sommeil, et ces expériences m'ont marqué", explique-t-il. Ce sentiment d'impuissance est partagé par de nombreux anciens élèves qui espèrent que la justice les entendra enfin.
L'idée d'un Conseil de victimes a été évoquée, touchant à une préoccupation plus large sur les violences faites aux enfants en France. Ce conseil, composé de survivants, serait un organe consultatif pour aider à façonner des politiques publiques à cet égard.
Il est essentiel pour les victimes de se sentir soutenues et entendues, et cela reste un sujet brûlant actuel dans le paysage médiatique français. Les répercussions de telles formes de violence ne doivent pas être banalisées et doivent mener à des actions concrètes pour protéger nos enfants.







