La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a déclaré que son pays privilégierait la diplomatie pour faire face à l'agression perçue des États-Unis. Dans un communiqué publié vendredi, Rodriguez a insisté sur l'importance de renouer les relations diplomatiques entre Washington et Caracas.
Lors d'une visioconférence avec les présidents brésilien Lula da Silva et colombien Gustavo Petro, ainsi que le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, elle a mis en lumière ce qu'elle qualifie de "grave agression criminelle" survenue le 3 janvier, lors des bombardements américains précédant la capture de Nicolas Maduro. "Nous continuerons à résister par la voie diplomatique", a-t-elle souligné, ce qui montre la volonté du Venezuela d'avancer un programme de coopération bilatérale basé sur le respect mutuel.
Rodriguez a également remercié l'émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, pour sa volonté d'aider à établir un dialogue entre les États-Unis et le Venezuela, se fondant sur des principes de respect et de droit international. Le Qatar a longtemps été un médiateur dans les discussions entre le Venezuela et les États-Unis, et il a, après le 3 janvier, renouvelé son offre de médiation pour résoudre les différends pacifiquement.
Malgré cela, les États-Unis continuent de maintenir un blocus strict sur l'exportation du pétrole vénézuélien, avec des saisies récentes de tankers en route vers le pays. La situation a conduit à des tensions croissantes, et le président américain, en réunissant des dirigeants de grandes entreprises pétrolières à la Maison-Blanche, a exhorté à investir dans les vastes réserves pétrolières du Venezuela, promettant une "sécurité totale" pour les opérations, bien qu'il ait clairement exclu une intervention militaire.
Les experts s'inquiètent des implications de cette escalade diplomatique. Selon l'économiste vénézuélien, Asdrúbal Oliveros, "toute approche qui exclut le dialogue sera vouée à l'échec". De plus, le PDG d'ExxonMobil, Darren Woods, a exprimé des réserves quant à de nouveaux investissements, jugeant que, dans les circonstances actuelles, "il est impossible d'y investir".
Alors que les tensions persistent, la communauté internationale surveille de près la quête du Venezuela pour une solution pacifique, en espérant que le dialogue puisse offrir une voie vers une stabilisation durable dans la région.







