Depuis plusieurs semaines, Nicolás Maduro se plaisait à clore ses discours en dansant sur des rythmes électro. Ces moments festifs, interprétés comme une provocation par l'administration Trump, auraient finalement incité la Maison Blanche à envisager une action militaire.
À la fin de l'année, Maduro, en défi ouvert aux menaces américaines, multipliant les mises en scène, apparaissait sur la télévision d'État, dansant tout en minimisant les frappes américaines. Il réitère en anglais, comme un défi, qu'il ne désire « pas de guerre folle ».
Selon des responsables américains, cet affichage de légèreté a renforcé l’idée que Maduro ne respectait plus l'autorité américaine et testait ainsi les limites de la patience de la Maison Blanche. Le New York Times a rapporté que ces démonstrations ont coupé court aux espoirs d'une résolution pacifique, poussant Trump à passer à un plan plus offensif.
Ces pas de danse, considérés comme une provocation, pourraient bien avoir été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, convainquant Trump que Maduro ne céderait jamais face aux intérêts américains.
Un plan US en préparation depuis des mois
Ce contexte de tension n'a en fait fait qu'accélérer un plan déjà en place depuis plusieurs mois. L'administration Trump avait alors commencé à envisager une alternative à Maduro : Delcy Rodríguez, la vice-présidente du pays. Perçue comme une figure plus pragmatique et moins idéologique, elle a réussi à stabiliser partiellement l'économie nationale en dépit des sanctions imposées, relançant même la production pétrolière.
Des intermédiaires ont assuré à Washington que Rodríguez aurait la capacité de protéger les investissements américains tout en offrant une opportunité de coopération. Contrairement à Maduro, qui semblait se moquer ouvertement des États-Unis, Rodríguez représente un interlocuteur jugé plus sérieux.
Ce choix marginalise des figures d'opposition comme María Corina Machado, qui, bien qu'ayant un soutien international, n’a jamais réussi à gagner la confiance de l'administration Trump. Selon plusieurs analystes, ses efforts pour se rapprocher de Washington n'ont pas suffi à lui conférer la légitimité interne nécessaire pour gouverner.
Il est donc évident que les récentes tribulations de Maduro, loin de témoigner d’une victoire sur la scène internationale, pourraient bien avoir des ramifications graves pour le pays, alors que la communauté internationale, comme le souligne France 24, scrute désormais le développement d'une crise qui pourrait s’intensifier rapidement.







