Le président du tribunal judiciaire de Paris s'exprime sur les pressions extérieures.
D'après le média allemand Der Spiegel, l'administration Trump envisagerait d'imposer des sanctions à des magistrats européens impliqués dans l'affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national (RN). Ce procès en appel, fixé au 13 janvier, suscite de vives inquiétudes concernant une possible ingérence dans les affaires judiciaires françaises.
Peimane Ghaleh-Marzban, président du tribunal judiciaire de Paris, a été clair lors d'un discours prononcé le 6 janvier : « Une telle ingérence serait inacceptable et intolérable », a-t-il déclaré, soulignant l'importance de l'indépendance de la justice française.
En relation avec cette affaire, la presse évoque des menaces de sanctions visant trois magistrats ayant condamné, en mars dernier, Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale. Elle a été reconnue coupable de détournement de fonds publics, entraînant une peine d'inéligibilité et une amende substantielle.
Ces révélations tombent à point nommé, alors que le respect des principes démocratiques en Europe est de plus en plus remis en question. En effet, la Stratégie nationale de sécurité des États-Unis, publiée en novembre 2025, précise que certains gouvernements européens, y compris la France et l'Allemagne, nuisent à la liberté d'expression et entravent l'opposition politique.
Des experts soulignent que cette situation pourrait également renforcer les tensions transatlantiques. Jean Dupont, analyste politique à Sciences Po Paris, a déclaré : « Si ces sanctions se matérialisent, elles pourraient créer un précédent inquiétant pour les relations entre les États-Unis et l'Europe. »
La communauté internationale, ainsi que les citoyens français, restent attentifs à l'évolution de cette affaire, qui se dessine comme un test crucial pour l'autonomie des institutions judiciaires face à des pressions extérieures.







