Un quinquagénaire a été mis en examen et placé en détention à Brest, soupçonné d'avoir tué sa compagne de manière brutale le week-end dernier. La victime, une femme d'une soixantaine d'années, a été retrouvée morte à son domicile, portant des ecchymoses et des signes évidents de violences, selon le communiqué de Stéphane Kellenberger, procureur de la République de Brest.
Le suspect, âgé de 53 ans et sous l'influence de l'alcool au moment des faits, avait déjà un lourd passé judiciaire, incluant plusieurs condamnations pour violences sur ses compagnes. L'une de ces condamnations remonte à 2016, lorsqu'il avait été sanctionné pour des agressions commises à l'encontre de la même victime. En 2019, ce dernier avait également écopé d'une peine de prison ferme pour des violences sur une autre compagne.
Malgré ces précédents, la victime s'était remise avec son compagnon, ce qui soulève des questions sur le cycle des violences conjugales. En janvier 2023, il avait encore été condamné pour des violences volontaires, mais avait bénéficié d’un sursis probatoire de deux ans.
Lors de sa garde à vue, le quinquagénaire a d'abord nié toute agression, affirmant avoir contacté les secours dès la découverte du corps de sa compagne. Cependant, les investigations ont contredit ses dires, bien qu'aucun élément n'ait permis d'établir une intention homicide. Ainsi, il a été mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » en raison de sa récidive légale, ce qui pourrait lui valoir la réclusion à perpétuité en cas de culpabilité, rapportent les médias locaux.
Les violences faites aux femmes continuent d’être un sujet brûlant en France, avec plus de trois féminicides ou tentatives de féminicides par jour, selon les données 2024 de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof). Ces statistiques alarmantes incitent à un débat plus poussé sur les moyens de prévention et de soutien pour les victimes de violences conjugales.
Des experts de la violence domestique soulignent l’importance d’un soutien psychologique et financier pour les victimes, ainsi qu'une sensibilisation du public aux signes de la violence conjugale. Comme l'affirme la sociologue Isabelle Rome, spécialisée dans ce domaine, « il est crucial de ne pas blâmer les victimes, mais de comprendre les mécanismes de manipulation et de contrôle qui les maintiennent dans ces relations toxiques ».







