Suspension d'un commandant ukrainien après des allégations de maltraitance au sein de son régiment

Des allégations graves pèsent sur un régiment d'assaut ukrainien, entraînant une suspension.
Suspension d'un commandant ukrainien après des allégations de maltraitance au sein de son régiment
Le chef d’un régiment ukrainien a été suspendu de ses fonctions après une enquête pour des faits de mauvais traitements. Envato (ILLUSTRATION) - Midi Libre

Le lieutenant-colonel Iouriï Garvaky, commandant d'un régiment d'assaut ukrainien, a été suspendu de ses fonctions par les autorités de Kiev ce jeudi 25 juin. Cette décision fait suite à la diffusion d'une enquête par le média ukrainien Babel, laquelle met en lumière des soupçons de mauvais traitements au sein du 425e régiment d'assaut "Skelia", entraînant de tragiques conséquences, dont des morts suspectes.

Dans un communiqué, le service de communication de l'armée ukrainienne a précisé : "Depuis le 24 juin, le commandant du régiment a été suspendu, le temps de mener les vérifications nécessaires." Ils ont ajouté que si les infractions étaient confirmées, des mesures judiciaires seraient prises contre les responsables. Les révélations de Babel citent une trentaine de témoignages provenant de proches de soldats, mettant en avant 26 décès suspects au cours des six derniers mois, pendant la période d'entraînement.

Tortures et mauvais traitements

Selon l'enquête, des cas présumés de torture et de mauvais traitements auraient été rapportés, soulevant de vives inquiétudes au sein de la communauté militaire. Le Bureau d'État des enquêtes a annoncé qu'une vérification des faits serait entreprise pour établir la véracité de ces allégations. Le régiment a reconnu la gravité des accusations tout en affirmant que la majorité des décès ont été liés à des problèmes de santé et se sont produits à l'hôpital ou en route.

Un climat de méfiance et de recrudescence des arrestations militaires

Après plus de quatre ans de conflit, le moral des forces ukrainiennes se détériore, affectant le recrutement de nouveaux soldats. En réponse à ce défi, les militaires ukrainiens tentent de réformer leurs méthodes de mobilisation. Bien qu’en février 2022, de nombreux volontaires se soient portés candidats, la situation a radicalement changé, et les nouvelles recrues proviennent désormais majoritairement de la conscription. Cette mobilisation est souvent critiquée, alimentant les accusations d'injustice et de corruption, comme le souligne l'AFP dans ses rapports récents, qui font état d'arrestations brutales et de décès de nouveaux mobilisés. La situation actuelle soulève des questionnements sur le traitement des soldats et la nécessité d'une réforme structurelle au sein de l’armée ukrainienne.

Lire aussi

Urgence humanitaire au Venezuela après un double séisme dévastateur
Le Venezuela est en état d'urgence après un séisme dévastateur, causant des centaines de pertes humaines et nécessitant une aide internationale rapide.
25 juin
Suspension d'un commandant ukrainien après des allégations de maltraitance au sein de son régiment
Kiev suspend un commandant suite à des allégations de maltraitance et de décès suspects dans son régiment.
25 juin
Venezuela frappé par un séisme dévastateur : bilan tragique et appels à l'aide
Un double séisme au Venezuela a causé au moins 188 décès. Les opérations de secours sont en cours pour retrouver les disparus.
25 juin
Macron déploie une équipe de secours au Venezuela après le séisme dévastateur
Emmanuel Macron a annoncé l'envoi de 85 secouristes au Venezuela à la suite d'un séisme meurtrier. Découvrez les détails sur l'aide française et la situation sur place.
25 juin
Venezuela en détresse : un double séisme fait au moins 164 victimes
Au Venezuela, un double séisme a causé au moins 164 morts et mobilisé une réponse mondiale. Découvrez les détails.
25 juin
À Nairobi, tensions à l'approche des commémorations d'une répression tragique
Les commémorations du 2e anniversaire d'une répression au Kenya suscitent des craintes de violences et des tensions croissantes entre la population et les forces de sécurité.
25 juin