Le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a annoncé, le 12 juin 2026, un accord potentiel entre les États-Unis et l'Iran, visant à mettre fin aux hostilités. Cependant, aucune des parties n'a encore confirmé cette information cruciale, laissant planer un flou sur les détails de l'entente.
Au cours des deux derniers mois, Donald Trump a évoqué à maintes reprises un accord imminent avec l'Iran, soulignant la nécessité de rester prudent. Néanmoins, Shehbaz Sharif a ravivé l'espoir d'une désescalade en annonçant que "nous pouvons confirmer qu'un accord sur le texte final a été atteint et que le Pakistan collabore avec les deux parties pour finaliser les prochaines étapes". Bien que ses paroles soient prometteuses, elles restent à confirmer.
Des tensions encore palpables entre Trump et Téhéran
Plus tôt dans la journée, le ministre iranien des Affaires étrangères a affirmé que les négociations entre son pays et les États-Unis étaient sur le point de conclure, indiquant que le "mémorandum d’entente d’Islamabad n’a jamais été aussi proche. Dans l'attente de sa finalisation, nous demandons aux médias de ne pas spéculer sur son contenu". Abbas Araghchi a insisté que tous les détails seraient rendus publics au moment opportun.
Cependant, la relation entre Washington et Téhéran a été ébranlée plus tôt, lorsque Trump a accusé le régime iranien de désinformation concernant le contenu des discussions. "Les termes que l'Iran a divulgués diffèrent totalement de ceux que nous avons acceptés par écrit", a-t-il affirmé, suite à la publication par l'agence de presse officielle iranienne, Irna, de certaines conditions. Cette dernière stipule que l'Iran n'est pas prêt à abandonner le contrôle sur le détroit d'Ormuz et souhaite inclure dans l'accord son "droit à enrichir l'uranium".
Pour sa part, l'agence de presse iranienne Mehr a révélé des détails sur l'accord discuté, incluant une "cessation immédiate et permanente des hostilités", y compris au Liban, et 60 jours de négociations pour les questions nucléaires et la levée des sanctions américaines. Ce projet évoque également la libération de 24 milliards de dollars de fonds iraniens bloqués et un arrêt des sanctions sur le pétrole iranien, tout en demandant aux États-Unis de verser des réparations pour les dommages subis.
Perspective américaine sur l'accord-cadre
À ce stade, les États-Unis ont également fait part de leur version de l'accord, selon laquelle "le matériel nucléaire iranien sera détruit et enlevé" et "le programme nucléaire sera démantelé". Un haut responsable américain a précisé que les fonds ne seraient pas débloqués tant que l'Iran ne respecterait pas les termes convenus, et a réclamé l'ouverture du détroit d'Ormuz sans financement des groupes terroristes par Téhéran.
Avec des reportages de l'AFP






