Le vendredi 12 juin, près de 530.000 élèves de première générale et technologique se prépareront à une épreuve sans précédent : l'évaluation anticipée de mathématiques du baccalauréat 2026. Cette épreuve a pour but de renforcer l'importance des mathématiques dans le cursus scolaire, mais l'initiative soulève encore de nombreuses interrogations parmi les élèves et les enseignants.
Afin d'évaluer les compétences des candidats, l'examen se décomposera en deux segments. Le premier sera un questionnaire à choix multiples destiné à tester les automatismes des élèves, tandis que le second comportera un ou deux exercices pratiques. Au total, 385.000 élèves de la voie générale et 145.000 de la voie technologique composeront, sans l'aide de leur calculatrice, ce qui constitue une des principales modifications de cette épreuve.
Conformément aux reported par des experts éducatifs, l'absence de calculatrice vise à encourager le calcul mental. Cependant, cette mesure suscite des avis contrastés. Ysée, 16 ans, élève à Sablé-sur-Sarthe, considère que cela permettra de mettre en avant ses compétences en calcul mental. "Ça nous aide à mieux comprendre les concepts", affirme-t-elle. À l'inverse, Edgar, un lycéen de Rennes, remarque que beaucoup de ses camarades dépendent de leur calculatrice, une crainte partagée par de nombreux élèves.
Cette évaluation revêt également une importance particulière pour la plateforme Parcoursup, où les résultats en mathématiques pourront influencer les choix d'orientation post-bac. En témoignant, Marie-Claude, enseignante de mathématiques à Nantes, souligne : "Il est crucial que les élèves maîtrisent bien ces compétences de base, car elles leur seront essentielles lors de leurs futures études." Dans ce contexte, la nouvelle épreuve ne manquera pas de générer des discussions et des débats dans les mois à venir.







