Au Japon, la peur s'est emparée de la population lorsque la présence d'un ours rôdant dans une grande ville proche de Tokyo a conduit à la fermeture de plus de 90 établissements scolaires. Les autorités locales, ainsi que la police et des chasseurs, ont été mobilisés pour appréhender cet animal qui a semé le trouble en plein cœur urbain.
Un ours brun pesant environ une centaine de kilos a été difficilement transporté dans un quartier résidentiel d'Utsunomiya. Neutralisé à l'aide d'un pistolet tranquillisant, il sera par la suite abattu. Une habitante a partagé sa peur en déclarant : "L'ours était passé par-dessus mon mur. Je suis soulagée, je vais pouvoir dormir cette nuit". Les habitants, qui s'étendent sur une population de 500 000, ont été contraints de rester confinés chez eux, déplorant la situation. "Il n'y avait pas grand-chose à faire à part bien fermer les fenêtres", a confié un jeune homme aux médias locaux.
L'ours a été aperçu du samedi au dimanche dans les rues de la ville, provoquant la panique parmi les passants. Malgré le danger, un homme a tenté de s'approcher de l'animal. Au cours des quatre jours suivants, le plantigrade a été repéré nageant dans un canal et escaladant des murets pour se déplacer d'un jardin à l'autre. "C'est une zone urbaine. Normalement, ce genre de choses n'arrive jamais. C'est effrayant", a déclaré un autre habitant.
Un autre ours recherché
La situation est d'autant plus préoccupante qu'un second ours pourrait être dans les environs. Toutes les universités ainsi que les 94 écoles de la ville resteront fermées demain, selon les autorités locales. Shinnosuke Takagi, directeur adjoint de l'école primaire Yanase à Utsunomiya, a exprimé son inquiétude : "C'est très inquiétant pour la sécurité des enfants et du personnel de l'école. Nous surveillons de près la situation".
Cette peur n’est pas infondée. La semaine dernière, un autre ours brun a attaqué un gardien d'entreprise à Fukushima, blessant par la suite trois autres personnes. Cet animal est toujours en fuite et ne rencontre pas encore les prédateurs humains. Les médias japonais, tels que NHK et Asahi Shimbun, relaient cette situation critique qui met à jour des aspects inquiétants de la cohabitation entre la faune sauvage et les zones urbaines.







