Dans sa tribune publiée dans le Rodong Sinmun, journal officiel du parti au pouvoir, Kim Yo Jong a déclaré : "Notre statut de puissance nucléaire est absolument non négociable. Nous ne tolérerons aucune menace." Ces propos interviennent alors que la communauté internationale, notamment la Corée du Sud et les États-Unis, appelle à la dénucléarisation comme condition essentielle à la levée des sanctions.
La puissance nucléaire comme assurance
Pour la Corée du Nord, un arsenal estimé à plusieurs dizaines d'ogives nucléaires constitue une garantie contre toute menace externe. Kim Yo Jong a évoqué le contexte global, faisant écho aux interventions militaires américaines en cours, notamment contre l'Iran et le Venezuela.
De plus, elle a critiqué des commentateurs aux États-Unis, qualifiant leurs attentes par rapport aux négociations de "rêves irréalistes". Selon elle, toute tentative de renier le statut nucléaire de son pays est vouée à l'échec. Elle a également insisté sur l'importance de la "politique de renforcement continu" du pouvoir nucléaire, décrite par son frère Kim Jong Un.
Un contexte géopolitique tendu
La visite de Xi Jinping devrait permettre des discussions cruciales entre les deux alliés. Cependant, les relations entre la Chine et la Corée du Nord s'articulent désormais autour d'une stabilisation du régime nord-coréen, qui est perçue comme un rempart contre l'influence américaine dans la région.
D’après Hong Min, analyste à l’Institut coréen pour l’unification nationale, la réaction assertive de Kim Yo Jong face aux discussions présumées entre les États-Unis et la Chine sur la dénucléarisation démontre la sensibilité de Pyongyang vis-à-vis des négociations triangulaires. Il est probable, selon lui, que Pyongyang ait cherché à rassurer Pékin sur sa position lors de la préparation de cette visite.







