Les drones s'imposent progressivement comme des outils indispensables pour l'inspection et le traitement des toitures. Leur utilisation, bien encadrée, rend les chantiers non seulement plus sûrs, mais également beaucoup plus efficaces.
Les professionnels de ce secteur constatent une nette montée en puissance de cette technologie. « L'utilisation de drones pour inspecter les toits évite ainsi de devoir y monter, situation qui présente de nombreux risques », souligne David Dhallu, entrepreneur à Bessat, dans la Loire. Suite à leur mission de survol, ces drones deviennent également des appareils de traitement : ils peuvent, par exemple, vaporiser des produits hydrofuges pour prolonger la durabilité des toitures.
Sécurité et efficacité
« Les avancées technologiques dans le domaine des drones sont impressionnantes et progressent rapidement. Certains modèles peuvent supporter jusqu'à 10 kg, ce qui permet d'effectuer des travaux de plus grande envergure », précise Dhallu.
Avec des appareils plus légers et une exigence diminuée en main-d'œuvre, l'utilisation de drones réduit également les risques d'accidents. Contrairement aux méthodes traditionnelles qui nécessitent un échafaudage, les drones éliminent les dangers associés à la hauteur. « Cela garantit la sécurité des travailleurs, car ils n'ont plus à grimper et les chutes, principales causes d'accidents du travail, ne se produisent plus », affirme le chef d'entreprise.
Par exemple, le traitement anti-mousse d'une toiture de 200 mètres carrés s'effectue en à peine une heure. Le principal défi reste aujourd'hui la gestion des formalités administratives et les autorisations de survol souvent lourdes.
Une clientèle en demande
La popularité des drones ne cesse de croître depuis environ cinq ans. « De plus en plus de clients choisissent d'abandonner les méthodes traditionnelles au profit de solutions plus innovantes pour des opérations de nettoyage de clochers, de toitures, de façades et bien plus », constate Dhallu. Les domaines d'intervention sont multiples : de l’entretien des toitures au nettoyage des façades des bâtiments commerciaux, en passant par les structures industielles.
Avec une limite d'altitude de 60 mètres pour les drones captifs, un périmètre de sécurité doit être respecté lors des interventions. Les tarifs pour ces services débutent autour de 6 euros par mètre carré, hors taxes.
David Dhallu, pilote de drone certifié, a lancé son entreprise en septembre dernier avec des ambitions élevées : il prévoit de doubler son chiffre d'affaires chaque année.
Article rédigé à partir d'un reportage de D. Grousson et J. Pain pour France 3 - Auvergne-Rhône-Alpes.







