Le 12 mai dernier, les États-Unis ont connu une forte montée de l’inflation, atteignant 3,8 % sur un an en avril, le niveau le plus élevé depuis mai 2023, après une hausse de 3,3 % en mars. Cette situation touche divers secteurs, des carburants aux loyers, sans oublier l’alimentation et les billets d’avion.
La flambée des prix est principalement attribuée à l'énergie, avec une augmentation de 28,4 % des prix des carburants. Les courses alimentaires ont vu une hausse de 2,9 % sur un an, et les prix de la viande, notamment le steak, ont grimpé de 16,1 %. Samuel Tombs, analyste chez Pantheon Macroeconomics, a souligné que cette tension semble surtout liée à l'augmentation des coûts énergétiques, que les producteurs répercutent sur les consommateurs.
« De court terme » pour Donald Trump
En réaction à cette forte inflation, Donald Trump a minimisé la situation en affirmant qu'elle était « de court terme » et qu'elle diminuerait après la résolution de la guerre avec l'Iran. Le président a également refusé de commenter l'impact de cette inflation sur sa politique étrangère, déclarant que « la seule chose qui compte est que l'Iran ne doit pas posséder l’arme nucléaire ».
Ces propos ont suscité des critiques croissantes de la part de l'opposition démocrate, alors que les élections législatives approchent. Une enquête récente de CNN révèle que 70 % des sondés désapprouvent la gestion économique de Trump, malgré ses promesses de réduire le coût de la vie.
L’opposition démocrate crie au scandale
Des figures comme la sénatrice Elizabeth Warren ont directement accusé Trump d'alimenter l'inflation par les droits de douane sur les importations et son soutien militaire à Israël dans le conflit avec l'Iran. « Trump avait promis de faire baisser les prix dès son arrivée. Au contraire, il semble les faire monter », a-t-elle déclaré.
Dans les stations-service, les conflits au Moyen-Orient continuent d’influer sur les coûts. L’Association automobile américaine (AAA) signale que le gallon d’essence coûte désormais une moyenne de 4,50 dollars, contre environ 3 dollars avant le début de la guerre. Économiste chez KPMG, Diane Swonk a indiqué que l'augmentation des prix à la pompe s'ajoute à d'autres coûts énergétiques, déjà croissants avant le conflit, tels que ceux liés à l'électricité en raison d'une demande accrue dans les centres de données informatiques.







