En 2025, le Japon a enregistré une hausse préoccupante du nombre d'ours capturés et abattus, atteignant près de 14 601, soit une moyenne de 40 par jour. Ce chiffre, selon un rapport du ministère de l’Environnement, marque une quasi-triplication par rapport à l'année précédente où 9 000 animaux avaient été éliminés.
Cette hausse s'explique par plusieurs facteurs. En effet, les attaques d'ours, qui ont causé 13 décès dans l'archipel l'an dernier, ont dépassé le précédent record. De plus, depuis janvier 2026, d'autres attaques mortelles ont déjà été signalées, exacerbant les inquiétudes des habitants. Plus de 50 000 signalements d’ours ont été rapportés à travers le pays, un chiffre qui a doublé par rapport aux années précédentes.
Un environnement en mutation
Les médias locaux mentionnent que certaines régions du nord du Japon ont reçu jusqu'à quatre fois plus de signalements d'observations d'ours que l'année dernière. Après leur période d'hibernation, ces animaux sont apparus régulièrement dans des zones urbaines, errant près d'écoles et causant des désagréments dans des supermarchés et des stations thermales.
Les experts, comme ceux de la Japan Wildlife Research Association, soulignent une croissance alarmante de la population d'ours, conjuguée à la diminution du nombre de résidents en milieu rural. Cela a conduit les ours à quitter leurs habitats montagneux, représentant la majorité des terres japonaises, pour s’aventurer dans les zones habitées à la recherche de nourriture. Selon un rapport de 2025, la population d'ours noirs d'Asie sur l'île de Honshu a atteint environ 42 000, tandis que les ours bruns ont vu leur nombre doubler au cours des 30 dernières années, avec environ 12 000 individus recensés.
Les conséquences de cette surpopulation soulèvent des questions sur la cohabitation entre l'Homme et la faune sauvage, et des solutions doivent être envisagées pour protéger à la fois les habitants et les ours, afin d'éviter une crise de la biodiversité sur l'archipel.







