Le cabinet VYV dentaire à Nantes est en plein tumulte après la suspension de plusieurs dentistes qui ont exprimé leur désaccord concernant l'utilisation de couronnes et d'implants fabriqués à l'étranger, notamment en Chine. En deux semaines, près de 250 rendez-vous ont été annulés, illustrant le chaos provoqué par cette décision.
Une obligation contestée
Les praticiens avaient été informés dès octobre, selon 20 Minutes, par Anthony Kerdreux, délégué syndical au sein de VYV3 Pays de la Loire. "S’ils ne répondent pas à l’obligation de travailler avec 30 % de fournisseurs étrangers pour les prothèses dentaires, ils sont sanctionnés", déclare-t-il. En effet, cinq dentistes ont été suspendus pour avoir choisi de ne pas recommander des prothèses fabriquées en Chine à leurs patients, qui, de leur côté, sont libres de choisir entre options françaises et étrangères.
Des modèles étrangers au prix du local
Les tensions concernant la vente de prothèses importées augmentent à la fois au sein des centres du groupe mutualiste et dans d'autres régions comme la Bretagne et la Normandie. Les dentistes dénoncent une stratégie économique déloyale où les modèles étrangers, achetés à bas prix, sont proposés aux patients au tarif des prothèses françaises. Ils alertent également sur les conséquences potentiellement néfastes pour l'emploi local et la qualité des soins. Dans un échange avec le gouvernement en 2024, le député Jean-Pierre Taite avait déjà souligné que "les prothésistes dentaires français rencontrent de grandes difficultés à concurrencer les prix attrayants des produits importés", une observation reprise par 20 Minutes.
Pour sa part, VYV3 Pays de la Loire défend cette stratégie économique comme étant "indispensable au maintien d’une offre de soins de proximité, accessible et de qualité", mais des voix s'élèvent pour demander un équilibre plus équitable entre qualité et coût.







