Au cœur de la guerre au Moyen-Orient, la France pleure la perte d'un de ses soldats. Anicet Girardin, un membre de la mission de l'ONU au Liban, a succombé à ses blessures après une embuscade attribuée au Hezbollah, survenue mercredi dernier. Ce tragique événement a également coûté la vie à un autre militaire français, l'adjudant Florian Montorio, et à un troisième soldat, le major Arnaud Frion, tué en Irak dans une attaque de drones.
Des accusations contre le Hezbollah
Emmanuel Macron a annoncé sur X la mort d'Anicet Girardin, capitane du 132e régiment d'infanterie cynotechnique, qui avait été rapatrié la veille et admis à l'hôpital militaire Percy, à Clamart. Avec Florian Montorio, il participait à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), qui a été la cible d'une attaque au cours de laquelle deux autres soldats français ont été blessés. Les autorités françaises, ainsi que l’ONU, ont imputé cette attaque au Hezbollah, qui, bien que combattant les forces israéliennes dans la région, a nié toute responsabilité.
Anicet Girardin, âgé de 31 ans, a été « violemment pris pour cible par des échanges de tirs de la part de combattants du Hezbollah embusqués, alors qu'il portait secours à son supérieur », a déclaré la ministre des Armées, Catherine Vautrin. Cette situation tragique touche également la France, qui, à travers ses militaires, engage ses forces dans des missions périlleuses comme celle-ci.
Un soldat au parcours exemplaire
Le maître-chien, spécialisé dans la détection d'explosifs, avait déjà participé à des missions au Liban et au Mali. Son régiment, par la voix du lieutenant-colonel Alexandre Karmann, a loué son caractère « consciencieux et d'une grande fiabilité », soulignant qu'il était père d'un enfant de deux ans. Son parcours suscite l'admiration, non seulement pour ses compétences, mais aussi pour son engagement profond envers ses camarades.
Bruno Rochon, le maire de Juniville, où Anicet a grandi, a rappelé le souvenir d'un « bon garçon » connu de tous. Les autorités locales prévoient de lui rendre un « hommage solennel » lors des commémorations des 7 et 8 mai, une façon de se souvenir d’un homme qui a courageusement servi son pays. Cette perte rappelle l'importance et le danger des missions de paix, mises en lumière par des experts comme Jean-Pierre Filiu, qui souligne l'instabilité actuelle de la région.







