Selon une récente étude conjointe de l'ONU et de l'Union européenne, le montant nécessaire pour la reconstruction de Gaza atteint un total astronomique de 71,4 milliards de dollars, soit environ 60,7 milliards d'euros. Cette somme vise à relancer l'économie et rétablir les services essentiels dans la région après plus de 24 mois de conflit.
Au cours des 18 premiers mois, un investissement immédiat de 26,3 milliards de dollars sera crucial pour rétablir les infrastructures vitales, si l'on se réfère à des analyses similaires publiées par la Banque Mondiale. Ensemble, ces structures et services sont gravement affectés : selon les experts, les dommages matériels aux infrastructures sont évalués à 35,2 milliards de dollars, tandis que les pertes économiques et sociales atteignent 22,7 milliards de dollars.
Les secteurs les plus touchés incluent le logement, la santé, l'éducation, le commerce et l'agriculture. Plus de 371 888 logements ont été détruits ou endommagés, et il est alarmant de constater que plus de 50 % des établissements de santé ne sont plus opérationnels. Par ailleurs, les écoles, qui avaient déjà été fragilisées, subissent des destructions massives, aggravant la crise éducative que traverse la région.
D'après Alain Rousset, un économiste spécialisé en reconstruction post-conflit, "pour relancer le tissu économique de Gaza, il ne suffit pas d'investir des fonds, mais il faut également établir un cadre de gouvernance solide qui saura intégrer ces ressources efficacement". Ce défi est perçu comme une opportunité de réinventer la région, mais il nécessite une coopération internationale et un engagement durable.
Face à cette situation critique, la communauté internationale se doit d'agir rapidement pour consoliderr l'espoir d'un avenir stable et prospère pour Gaza, comme l'ont souligné des responsables de l'ONU lors d'une récente conférence à Genève.







