Les déclarations agressives de Donald Trump, propulsées par un ultimatum, exacerbent les relations déjà tendues entre Washington et Téhéran.
Alors que le conflit au Moyen-Orient s'étend sur plus de cinq semaines, les hostilités prennent une nouvelle tournure suite à la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, leader suprême d’Iran, pendant les frappes américano-israéliennes. Lundi 6 avril, Trump a déclaré que son ultimatum à l'Iran prendrait fin le lendemain, intensifiant les tensions.
Dans un post publié dimanche sur Truth Social, le président américain a lancé une série de menaces, enjoignant les autorités iraniennes à "ouvrir ce foutu détroit, bande de fous furieux, ou vous irez en enfer". Ce lundi, lors d'une conférence de presse, il a affirmé que l'Iran "pourrait être totalement détruit en une nuit, et cette nuit pourrait bien être demain".
Des mots très durs échangés
Ces menaces, qui font écho à l'ultimatum de Trump demandant un cessez-le-feu immédiat, n'ont pas manqué de provoquer une réaction en retour. Le porte-parole des forces armées iraniennes a décrit la rhétorique de Trump comme "grossière et arrogante", ajoutant que ses menaces ne portaient aucun impact sur leur offensive. Selon BFMTV, les déclarations américaines reflètent un président "dérangé" cherchant à justifier les revers des forces américaines.
Les installations électriques iraniennes dans le viseur
Trump a également menacé de cibler des infrastructures critiques en Iran, notamment des ponts et des centrales électriques, si le détroit d’Ormuz restait bloqué. Selon des informations récentes, des frappes israélo-américaines ont eu lieu sur des installations électriques iraniens. Interrogé sur les implications potentielles de cette stratégie, Trump a déclaré qu'il ne se "sentait pas inquiet" des accusations de crimes de guerre liées à ces actions.







