Face à l’augmentation significative des prix à la pompe, certains habitants de Vendée adoptent des solutions inattendues. Clara, une gérante d’écurie âgée de 35 ans, a décidé de délaisser sa voiture pour se déplacer à cheval, un choix qui s'avère aussi économique qu'écologique.
En effet, Clara a trouvé en son fidèle compagnon, un cheval de race espagnole nommé Pirulo, une alternative pragmatique. "Il s'appelle Pirulo, c'est un Pure race espagnol, un gros cheval". Avec lui, elle réalise ses trajets quotidiens : la distance entre sa maison et l'école de son enfant est d'environ 6 km, tandis que les courses nécessitent un aller-retour de près de 10 km. "C'est un peu plus long, mais ça s'organise. En général, j'économise entre 30 et 40 euros par semaine avec cette méthode", témoigne-t-elle.
Mon cheval me revient moins cher.
C'est la flambée des prix des carburants qui l'a poussée à ce choix. "Lorsque l'on compare le coût d'un plein et l'entretien d'une voiture, mon cheval représente une dépense bien moindre. Pour environ 150 euros par mois, c'est surtout le grain, le foin et les soins qui comptent. Auparavant, je dépensais près de 360 euros par mois en carburant", confie-t-elle.
Clara souligne également l'aspect écologique de son choix. "C'est beaucoup plus écolo qu'une voiture. Cela offre aussi une belle occasion de profiter du paysage avec mon enfant. Ça crée de bons souvenirs", s'enthousiasme-t-elle. Elle prévoit de continuer à privilégier son cheval tant que les prix du carburant resteront aussi élevés, envisageant même de ranger sa voiture pour les trajets courts.
La situation de Clara n'est pas isolée. De nombreux Vendéens cherchent des alternatives face à la pression financière engendrée par la hausse des prix, comme le rapportent les analyses de Le Monde. Les experts soulignent que ce phénomène pourrait marquer un changement durable dans les habitudes de mobilité des citoyens, en faveur de modes de transport plus respectueux de l'environnement.







