Suite à un appel de l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), les chauffeurs routiers ont annoncé la fin de leurs opérations escargot, remerciant le gouvernement pour des avancées jugées "imparfaites, mais significatives".
Le 2 avril, l'OTRE a déclaré la suspension de ces opérations à l'échelle nationale, mettant en avant les résultats des récentes négociations avec les autorités concernant l'aide au secteur, confronté à une hausse des prix des carburants, exacerbée par le conflit au Moyen-Orient.
Dans un communiqué publié le soir du 1er avril, l'organisation a expliqué que ces "avancées" permettraient "d'engager une suspension provisoire des mouvements dans les territoires". Le gouvernement a annoncé une aide reconductible de 50 millions d'euros, valable pour le mois d'avril, suite aux déclarations de la ministre déléguée à l'Énergie, Maud Brégeon.
Les opérations reprendront si ces engagements ne sont pas respectés
Parmi les engagements pris par le gouvernement, l'OTRE a mentionné le principe d'une "aide forfaitaire par véhicules" et l'élargissement de ce dispositif à toutes les entreprises de transport routier, qu'il s'agisse de marchandises, de passagers ou de services médicaux. De plus, un traitement "immédiat et accéléré" des demandes de report de charges ainsi qu'un versement "rapide" des aides ont été promis.
Cependant, l'organisation a averti qu'elle pourrait »reprendre des mouvements de contestation durcis" si les engagements ne sont pas tenus. Depuis le 28 mars, plusieurs opérations escargot ont eu lieu partout en France, notamment à Paris, Clermont-Ferrand, Lyon, Nantes, Toulouse et Fréjus.
À Rennes, une action prévue a été annulée en raison des "grosses avancées" obtenues lors des négociations, selon un responsable local de l'OTRE qui a déclaré à l'AFP que la situation évoluait dans le bon sens.







