L’Ordre national des médecins a récemment dévoilé son atlas de la démographie médicale, à la fin du mois de mars. Cette étude offre un aperçu des tendances clés qui façonnent la profession à travers le pays, tout en mettant en lumière des disparités notables.
L’Ordre national des médecins a réalisé une mise à jour de son atlas, présentant un état des lieux de la variété professionnelle en France. Le rapport souligne une nouvelle augmentation dans le nombre de médecins, atteignant 245.847 au 1er janvier 2026, soit une hausse de 1,9 % par rapport à 2025. Les projections annoncent une évolution vers près de 360.000 médecins d'ici 2040.
L'étude révèle également que la profession médicale devient majoritairement salariée, se rajeunit et se féminise, avec une représentation féminine atteignant 50,5 % en 2026 contre 40,1 % en 2010. Les médecins formés à l'étranger sont également de plus en plus nombreux.
Des disparités notables au cœur de l'Hexagone
Dans la région Centre-Val de Loire, par exemple, seuls 6.875 médecins exercent, représentant 2,8 % du total national. Les variations locales sont marquées avec 429 médecins dans l’Indre, 2.534 en Indre-et-Loire, et 788 en Loir-et-Cher. En Nouvelle-Aquitaine, cette dynamique se retrouve également : les Deux-Sèvres ont 883 médecins tandis que la Vienne en compte 1.613.
Les littoraux ainsi que les Alpes et l’Alsace montrent une augmentation significative dans leurs effectifs médicaux, tandis que les départements de l’intérieur, entourant le Bassin parisien, connaissent une chute de leur nombre de médecins. L’Indre, la Charente et le Loir-et-Cher illustrent particulièrement cette tendance, révélant une perte d'effectifs supérieure à la baisse de la population dans certaines zones.
Au cours des quinze dernières années, l’Indre a vu sa population diminuer de 6,2 % et son nombre de médecins de 15,9 %. En revanche, la population d'Indre-et-Loire a crû de 4,4 % tout en devant faire face à une augmentation de 18,2 % de ses médecins.
Féminisation inégale et diplômés étrangers en hausse
La féminisation n'est pas uniforme. En Loire-Atlantique, 56,8 % des médecins sont des femmes, tandis qu'en Loir-et-Cher, cette proportion n'atteint que 42,1 %. Par ailleurs, la part de médecins diplômés à l'étranger augmente indéniablement; au sein de l'Indre, leur nombre a franchi la barre de 145, tandis que ce chiffre est monté à 212 dans loir-et-Cher.
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