Une résidente de Baden, dans le canton d'Argovie en Suisse, a été sanctionnée par la justice pour avoir partagé sur Facebook un avertissement concernant un radar semi-stationnaire. Âgée de 60 ans, cette femme n'aurait jamais imaginé que cette simple action lui coûterait aussi cher.
Les faits remontent à l'été dernier, lorsqu'elle a relayé une publication alertant les automobilistes de la présence d'un radar de la police. Bien que l'information originale provienne d'un autre utilisateur, la sexagénaire a été jugée responsable selon la législation en vigueur. Depuis treize ans, des lois suisses interdisent formellement la diffusion d'avertissements concernant les contrôles routiers.
Le porte-parole du Ministère public cantonal, Adrian Schuler, a précisé : "Les avertissements publics concernant les contrôles de la circulation sont punissables par la loi, même s'il s'agit de contenus partagés". À la suite d'un signalement effectué par une tierce personne, la femme a été condamnée à payer une amende de 200 francs suisses, ce qui, avec les frais de procédure, atteint un total de 600 francs (environ 647 euros).
Cette situation soulève des interrogations sur la légitimité de telles amendes, soulevant un débat sur la libre circulation de l'information sur internet. Selon des experts en droit routier, il est important de sensibiliser le public à la législation en vigueur pour éviter d'autres situations similaires. "Les réseaux sociaux peuvent être un outil puissant, mais leur utilisation doit s'inscrire dans le respect des lois", note un avocat spécialisé.
En cas de non-paiement, la femme pourrait faire face à une courte peine de prison. Cet incident illustre les conséquences inattendues de l'utilisation des plateformes sociales, appelant à une réflexion sur les implications légales de nos partages en ligne.







