« Les individus semblaient bien préparés, équipés des bons outils, témoigne Christophe. À 1 heure du matin, ils se sont introduits sur mon exploitation pour siphonner le carburant de mes camions. Au total, ils m’ont volé 300 à 400 litres de gazole. Ils ont même pris des bidons et emporté une de mes brouettes ! »
Un cadenas brisé, des câbles arrachés, des outils laissés sur place : les voleurs n’ont pas ménagé leurs efforts. « L'un de mes camions est désormais inutilisable, ce qui m'a empêché de réaliser mes livraisons, explique-t-il. » Cette situation met en péril des opérations essentielles pour son activité, qui lui permet de transporter chaque jour plusieurs palettes de fruits et légumes.
Des vols en série depuis des mois
« J’étais sur place au moment des faits. Je ne peux m’empêcher de penser que je suis surveillé, confie-t-il, visiblement affecté. J'ai l'impression de vivre avec une boule au ventre. » Il n’est pas seul. De nombreux commerçants de l’île sont victimes de ce fléau, ce qui lui a poussé à porter plainte à la gendarmerie après plusieurs cas similaires. Ce dernier vol est le deuxième en trois mois.
En avril dernier, une équipe de voleurs avait déjà saccagé ses parcs de fraisiers, causant des dommages matériels estimés à plusieurs milliers d'euros. « Les vols sont si fréquents que je n’ai pas toujours la force de porter plainte, explique-t-il, épuisé. Pour ce dernier cambriolage, les pertes financières sont actuellement évaluées par les autorités et une enquête a été ouverte. » Selon des sources locales, la situation semble s'aggraver, suscitant des inquiétudes croissantes parmi les habitants et les acteurs économiques de l'île.







