Francis Heaulme, âgé de 67 ans, a pris la décision de faire appel de son renvoi devant les assises pour le meurtre de l'agriculteur Jean-Joseph Clément, survenu en 1989 dans le Vaucluse. Ce dernier avait été retrouvé avec le crâne fracassé en août 1989 dans la petite ville de Bédarrides, près d'Avignon, une affaire qui fait toujours couler beaucoup d'encre.
Au départ, Heaulme avait bénéficié d'un non-lieu, mais avec la réouverture de l’enquête en 2023, le pôle « cold cases » de Nanterre a pris le relais. En mi-juin, un juge a donné son accord pour le procès en meurtre devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine, suite aux requêtes du parquet. Ce lundi, le parquet a confirmé que Heaulme a interjeté appel de cette décision. Selon franceinfo, l'appel a été déposé vendredi dernier.
Le parcours judiciaire de Francis Heaulme est chaotique, mais il est surtout connu pour avoir été condamné pour 11 homicides entre 1984 et 1992. Il a été surnommé le « routard du crime » et a écopé de la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de deux enfants à Montigny-lès-Metz en 1986, un procès qui a capté l'attention des médias et du grand public. Sa condamnation définitive date de 2020, après que la Cour de cassation ait rejeté son pourvoi.
Heaulme avait été mis en examen pour le meurtre de Jean-Joseph Clément une première fois en 1992, mais une ordonnance de non-lieu avait été rendue en 2002. Cette affaire ancienne a été relancée en juillet 2023, suivie d'une nouvelle mise en examen. En février 2024, le tribunal de Reims a transféré le dossier au pôle des crimes non élucidés de Nanterre.
Le mois dernier, Francis Heaulme, actuellement détenu à la maison centrale d'Ensisheim (Haut-Rhin), a été hospitalisé à Nancy, mais peu d'informations ont été fournies sur son état de santé. L'intérêt médiatique autour de cette affaire ne faiblit pas et de nombreux experts continuent d'analyser les implications de cette réouverture du dossier.







