Le tribunal de Laval a condamné un homme de 66 ans, ce jeudi 4 juin 2026, à huit mois de prison avec sursis pour des faits de violation de domicile et tentative d'agression sexuelle. Les événements se sont déroulés le 9 juillet 2024, à Alexain, lorsque ce sexagénaire a invasé le domicile de sa voisine.
Aux alentours de minuit, la jeune femme a remarqué une lumière dans sa cour et, croyant que son chat avait activé le détecteur de mouvement, elle a ouvert sa porte. C'est alors que l'homme, habitant le même quartier, a débuté un assaut en forçant l'entrée puis s'est jeté sur elle pour l'étrangler avant d'essayer de l'embrasser de force. En proie à la panique, la victime a réussi à se débattre, poussant finalement l’agresseur à fuir.
Profondément choquée, elle a contacté les gendarmes. Quelques jours plus tard, lors d'une rencontre fortuite, elle a reconnu son agresseur, menant à son arrestation.
Au procès, la victime, encore marquée par les événements, a témoigné avec émotion, expliquât que les deux années écoulées depuis l'agression avaient été un véritable cauchemar. Toujours suivie par un psychologue, elle a procédé à des installations de sécurité à son domicile, telles que des verrous et des caméras. Son témoignage dévoile les séquelles indélébiles laissées par cette expérience traumatisante, déclarant : "Quand j'ai vu son regard, j'ai cru que j'allais mourir, qu'il allait me tuer."
"Va savoir pourquoi j'ai fait ça"
Le prévenu, vêtu d'une chemise hawaïenne rouge, a été interpellé par les juges qui lui ont demandé des explications. Il a répondu avec désinvolture : "J'ai fait une belle connerie, j'étais pas bien ce soir-là, c'est bête!" À cela, la procureure a rétorqué sèchement : "Ce n'est pas bête, monsieur, c'est un délit." La question demeure : le retraité avait-il pleinement conscience de son acte ? Cette interrogation plane sur toute la salle, surtout qu'il a refusé de passer une expertise psychologique.







