Après le meurtre d'un jeune homme à Nantes, Johanna Rolland, maire PS, a exprimé son inquiétude lors d'un entretien avec le Parisien le 5 juin. Elle appelle à une mobilisation générale contre un narcotrafic qui "gangrène la France".
Pour la maire, deux batailles doivent être menées : celle du démantèlement des réseaux de narcotrafic et celle de la prévention. "Nous devons agir sur les deux fronts avec la même détermination", souligne-t-elle.
Ces tragiques événements ont exacerbé la spirale de violence à Nantes où les règlement de comptes liés au narcotrafic se multiplient. La plus jeune victime, Elidjah, âgée de 15 ans, représente une tragédie qui a suscité l'émoi dans la métropole nantaise.
Un engagement renforcé
Suite à la mort d'Elidjah, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a visité le quartier de Port-Boyer pour soutenir les habitants et annoncer la création d'une antenne de l'Office de lutte contre les stupéfiants à Nantes.
Johanna Rolland souhaite toutefois aller plus loin, demandant la mise en place d'un service de renseignement dédié au narcotrafic, similaire à celui instauré par la Grande-Bretagne. Elle évoque également la nécessité de travailler à une échelle européenne sur la question des ports, ainsi que de saisir plus efficacement les avoirs des narcotrafiquants.
"Nous devons changer d'échelle à tous les niveaux pour endiguer ce fléau. La saisie des avoirs doit être renforcée", appuie-t-elle lors de son entretien.
En outre, la maire insiste sur l'importance de la prévention. "Je dénonce l'incohérence du dernier budget qui a rogné de 6 millions d'euros le fonds interministériel de prévention de la délinquance", conclut-elle vivement, témoignant de la nécessité d'un engagement collectif à tous les niveaux.







