Les coulisses financières de la salle de bal de Trump révélées : millions en jeux

Un rapport révèle un lien surprenant entre donateurs et contrats fédéraux de Trump.
Les coulisses financières de la salle de bal de Trump révélées : millions en jeux
Les travaux en cours de la future salle de bal de la Maison Blanche. MaxPPP

l'essentiel
Une nouvelle salle de bal est en construction à la Maison-Blanche, financée par des dons privés selon Donald Trump. Un rapport de Public Citizen, publié jeudi, met en lumière les implications financières entourant ces contributions.

Le rapport, présenté par l'organisme de surveillance Public Citizen, souligne que plus de la moitié des donateurs ont bénéficié de contrats fédéraux, représentant en tout plus de 50 milliards de dollars. Un éclairage inattendu sur l'origine des fonds, qui pose des questions sur la transparence de ce projet.

Trente des vingt-sept entreprises impliquées dans le financement ont effectivement vu leurs contrats publics croître ces six derniers mois, principalement dans des secteurs variés comme la défense, la technologie et l'énergie. Par exemple, Lockheed Martin, un poids lourd de l'industrie de la défense, a perçu 43,8 milliards de dollars de contrats fédéraux.

Les montants sont également significatifs pour d'autres entreprises, comme Booz Allen Hamilton avec plus de 4,2 milliards, et Palantir atteignant un milliard, sans oublier des géants comme Amazon, Microsoft et Google.

"Des intérêts considérables"

Jon Golinger, l'un des auteurs du rapport, a déclaré au Washington Post : "Ces multinationales ne contribuent pas au projet des salles de bal de Trump par pure générosité ; leurs intérêts auprès du gouvernement fédéral sont majeurs et elles cherchent à obtenir des faveurs".

De plus, Public Citizen a révélé que seize de ces entreprises sont sous le coup de poursuites fédérales pour diverses malversations, mais certaines de ces poursuites ont été abandonnées par l'administration Trump, incluant des enquêtes menées contre des géants comme Amazon et Meta.

Pas de corruption, répond la Maison-Blanche

En réponse à ces accusations, la Maison-Blanche nie toute forme de corruption. Le porte-parole, Davis Ingle, insiste sur le fait que "ces rénovations ne seraient pas mieux perçues si elles étaient financées par les contribuables américains". Selon lui, le projet vise à "améliorer la Maison du peuple pour les générations futures".

Trump, qui se vante de ne pas faire appel à l'argent des contribuables pour la salle de bal, affirme que le coût de ce projet pourrait atteindre près de 400 millions de dollars. Il estime que la salle sera "l'un des plus beaux bâtiments jamais construits dans le pays".

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