La récente vague de chaleur a mis à l'épreuve les détenus de la prison de Poitiers-Vivonne, un établissement où les conditions de vie sont déjà précaires. Selon les derniers chiffres du Ministère de la Justice, le taux d'occupation du quartier de détention provisoire atteint 198% au 1er mai. Cette situation rend difficile la gestion de la chaleur, surtout en l'absence de climatisation.
Un détenu a récemment contacté l'Observatoire international des prisons, relatant des conditions de vie difficiles. Pauline Petitot, chargée d'enquête à l'OIP, a relayé ses déclarations : "Il vit dans une cellule exposée au soleil, tentant de se rafraîchir avec une serviette mouillée. De plus, il n'a pas le droit de porter un short ou des tongs durant les promenades," a-t-elle expliqué.
Le manque d'accès à l'eau potable s'ajoute à ses plaintes. Le détenu a déclaré : "Pour me rafraîchir, je dois acheter des bouteilles d'eau et les mettre au frigo. C'est la seule option que j'ai." Il a également rapporté que son ventilateur, confisqué par l'administration pénitentiaire, ne lui a jamais été restitué.
Pas de douches supplémentaires
Les plaintes se poursuivent, notamment sur le fait qu'il n'a pas pu prendre de douches supplémentaires, bien que le ministère de la Justice ait recommandé des mesures spécifiques face aux fortes chaleurs. Ces recommandations incluent le décalage des horaires de promenade, l'adaptation des repas et une ventilation adéquate des locaux. Toutefois, des témoignages d'autres détenus confirment que les nuits sont également insupportables, avec des températures élevées dans de petites cellules où plusieurs personnes sont entassées.
Contactée, la direction interrégionale des services pénitentiaires a partagé les mesures générales mises en place pour faire face à la canicule, mais n'a pas commenté spécifiquement la situation à Poitiers-Vivonne.







