Samedi après-midi, près de Saint-Etienne de Montluc en Loire-Atlantique, environ 300 citoyens se sont unis pour participer à une opération de recherche citoyenne dédiée à la disparition de Manon Relandeau, agricultrice de 31 ans portée disparue depuis le 3 avril.
Équipés de bâtons, de gilets jaunes et de chaussures de marche, les participants se sont réunis pour recevoir des consignes des gendarmes. Ils furent ensuite divisés en sept groupes, prêts à explorer un terrain couvrant 65 hectares.
Manon Relandeau, résidant à Saint-Etienne-de-Montluc, n’a plus donné de nouvelles depuis le 27 mars. Sa disparition a été officiellement rapportée le 3 avril. Le parquet de Nantes a depuis lancé une enquête pour meurtre et enlèvement, comme l'indique Ouest-France.
« Espoir fragile »
« Il faut la retrouver », s’exprime Liliane, 51 ans, participante à l’opération. Pour elle, l’espoir s’amenuise. « Malheureusement, il n’y a plus de chances qu’elle soit vivante, mais nous devons la retrouver », ajoute-t-elle. Michel Durand, 79 ans et résident local, est quant à lui plus pessimiste concernant la possibilité de retrouver le corps. Toutefois, il espère découvrir « des indices » qui pourraient faire avancer l’enquête.
Cette opération de recherche vise à explorer de larges zones pour identifier tout élément qui pourrait aider les enquêteurs. Environ cinquante gendarmes participent à cette initiative.
Le conjoint en détention provisoire
Le mari de Manon, âgé de 41 ans et de nationalité algérienne, a pris un vol vers l’Algérie avec leur fille de 15 mois le 2 avril. Arrêté le 27 avril dans son pays, il se trouve actuellement en détention. La petite fille a été retrouvée avec lui lors de son arrestation.
En parallèle, un chauffeur de taxi et une femme de ménage font l’objet d’une enquête pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » ainsi que pour « modification des lieux d’un crime », comme mentionné par France 3.
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