Les militants ont expressément revendiqué leurs actions en dévoilant leur nom dans un communiqué, une démarche qui reste rare mais démontrant leur détermination. Reprenant la parole, le collectif a affirmé : "nous ne porterons aucun répit tant que ces bassines fonctionneront", et a explicitement averti qu'ils ne renonceraient pas à leurs destructions.
Une enquête en cours, avertit le préfet
En réaction, Simon Fetet, le préfet des Deux-Sèvres, a émis un communiqué exprimant sa profonde désapprobation et a qualifié ces attaques d'actes pénalement répréhensibles. "Ces actes inacceptables sont déjà l'objet d'enquêtes pour identifier les responsables", a-t-il affirmé.
Les actes de vandalisme ont eu lieu juste après qu'un leader du mouvement anti-bassines, Julien Le Guet, a été condamné à une peine de détention à domicile pour son rôle dans des manifestations contre la mégabassine de Sainte-Soline en 2022. Ce contexte illustre les tensions croissantes autour de la question de la gestion de l'eau en période de crise climatique.
Les critiques à l'égard des bassines se renforcent, dénonçant un phénomène d'accaparement d'eau par l'agro-industrie. Ces réserves, destinées à stocker l'eau prélevée pour irriguer en période estivale, sont perçues par certains comme une solution indispensable face aux sécheresses répétées, mais les opposants disent qu'elles aggravent le changement climatique.
Des groupes militants comme "Les fremens du Marais poitevin" ont précédemment effectué des actions similaires sur d'autres sites, mettant en lumière l'agitation croissante autour de la question de l'accès à l'eau.







