Le parquet de Rome a annoncé ce mardi la mise en examen des propriétaires français du bar Le Constellation à Crans-Montana, en Suisse, où un incendie a causé la mort de 41 personnes, dont plusieurs Italiens, Français et Suisses, et a blessé 115 autres. Cet événement tragique a eu lieu lors des célébrations du Nouvel An, attirant l'attention des médias italiens sur cette calamité.
Jacques Moretti et son épouse, Jessica, font face à des accusations de « catastrophe par négligence, homicide involontaire multiples et violations des règlements de sécurité ». Ces accusations sont d’autant plus lourdes compte tenu des circonstances tragiques entourant l'incendie.
L'enquête, conduite par le procureur général Francesco Lo Voi et son adjoint Stefano Opilio, se concentre sur les témoignages de blessés italiens qui évoquent une issue de secours fermée à l'intérieur du bar. Selon les premières investigations, l'incendie a été déclenché par des étincelles émises par des bougies « fontaine », qui ont enflammé une mousse insonorisante au plafond. Le drame a principalement touché des jeunes adultes et des adolescents, provoquant une onde de choc dans toute l'Europe.
Tandis que l'enquête avance, Jacques et Jessica Moretti font également l'objet d'une instruction en Suisse pour homicide par négligence et infractions liées à la sécurité incendie. Neuf autres personnes, dont le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, sont également sous enquête. Ce dernier a récemment révélé que les contrôles de sécurité dans le bar n’étaient pas effectués depuis 2019.
La colère monte en Italie suite à la libération de Jacques Moretti après l'incendie, incitant le gouvernement à rappeler son ambassadeur de Suisse pour exprimer son mécontentement et demander une enquête conjointe. Cet incident souligne les tensions balançant entre Rome et Berne, un rappel amer que la sécurité dans des lieux publics doit être une priorité absolue.







