Le coût du projet d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure, connu sous le nom de Cigéo, a fait l'objet d'une réévaluation par l'État, atteignant désormais 33,36 milliards d'euros. Ce nouveau montant représente une augmentation de 11 milliards d'euros par rapport à l'estimation de 25 milliards de 2016, comme l'indique un arrêté publié au Journal officiel.
Cette réactualisation, qui repose sur les conditions économiques prévues pour janvier 2025, s'inscrit dans la fourchette de coûts projetée en mai 2025 par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Celle-ci estimait que le coût pourrait osciller entre 26,1 et 37,5 milliards d'euros.
Cette hausse soudaine des coûts suscite des inquiétudes quant à la viabilité du projet, déjà controversé dans le débat public. Des experts en énergie, tels que Vincent Lemaire, professeur à l'Institut de science et d'industrie, indiquent que les révisions budgétaires pourraient avoir des répercussions sur les politiques énergétiques à long terme en France. "Une augmentation de cette ampleur pourrait influencer la perception du nucléaire en tant que source d'énergie, surtout dans un contexte où les alternatives renouvelables gagnent en popularité", déclare-t-il.
Parallèlement, les critiques de l'opposition pointent également du doigt une gestion jugée opaque, appelant à davantage de transparence dans les décisions liées à ce projet crucial. "Il est essentiel que le gouvernement explique clairement les raisons de cette escalade des coûts et ses répercussions sur les contribuables", souligne Marie Dupont, députée écologiste.
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