À Davos, Donald Trump a inauguré un nouveau "Conseil de paix", cherchant à renforcer son image de "faiseur de paix" après avoir atténué les tensions concernant le Groenland, qu'il avait lui-même exacerbées.
En effet, après des semaines de discours provocateurs, le président américain a surpris l’assistance en proposant, mercredi soir, dans ce cadre prestigieux des Alpes suisses, "le schéma d'un accord potentiel" sur le Groenland, tout en suspendant ses menaces économiques et militaires.
Aujourd'hui, il participera à la cérémonie de signature d'une charte fondatrice pour ce Conseil de paix, dont le but affiché est de résoudre les conflits mondiaux, se positionnant comme un concurrent de l'ONU.
Ce projet, initialement dédié à la reconstruction de Gaza, a élargi son mandat pour inclure de nombreuses questions géopolitiques.
- Un accès exclusif à 1 milliard -
Cependant, l'adhésion à ce Conseil exige un investissement d'un milliard de dollars pour obtenir un siège permanent.
Trump a affirmé que Vladimir Poutine avait accepté l'invitation, bien que le Kremlin ait précisé que le ministère des Affaires étrangères devait d'abord considérer cette proposition.
Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, a lui aussi manifesté son intérêt à participer.
Des pays comme la France et le Royaume-Uni se montrent sceptiques face à ce projet, alors que plusieurs nations du Moyen-Orient, telles que l'Arabie saoudite et le Qatar, affichent un regain d'enthousiasme.
Un haut représentant de l'administration Trump a indiqué qu'environ 35 leaders avaient d'ores et déjà accepté l'invitation, sur un total de 50 envois.
"Je suis convaincu que c'est le meilleur conseil jamais constitué", a déclaré Trump en réunion avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi, l'un des participants.
Le président se montre également amer de ne pas avoir reçu le prix Nobel de la paix, arguant avoir mis fin à plusieurs conflits, un discours souvent contesté.
- Rencontre avec Zelensky -
L'invitation de Poutine suscite des préoccupations parmi les alliés des États-Unis, notamment l'Ukraine, désireuse de mettre un terme à presque quatre ans de conflit face à l'invasion russe de février 2022.
Trump prévoit de rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky après le lancement de son Conseil de paix.
Durant son séjour à Davos, il a affirmé que poursuivre des négociations était essentiel pour la Russie et l'Ukraine, rappelant qu'il avait promis de résoudre ce conflit en une seule journée lorsqu'il est entré en fonction l'année dernière.
Les aides militaires à l'Ukraine ne semblent toutefois pas être à l'ordre du jour pour Trump, qui estime que l'OTAN et l'Europe doivent davantage s'investir dans cette crise.
Steve Witkoff, un émissaire américain, se rendra à Moscou pour des discussions, accompagné du gendre de Trump, Jared Kushner.
Zelensky a récemment exprimé sa crainte d'une diminution de l'attention internationale sur le conflit ukrainien, exacerbé par les tensions liées au Groenland.
Trump a également révélé qu'il avait collaboré avec le chef de l'OTAN, Mark Rutte, pour concevoir le cadre d'un accord concernant le Groenland, bien que ce dernier ait précisé qu'un important travail restait à accomplir pour parvenir à un consensus.







