La tension en Iran monte d'un cran alors que les manifestations se poursuivent face à une répression féroce. Plus de 600 manifestants auraient perdu la vie depuis le début des troubles, selon l'ONG Iran Human Rights. Dans un contexte déjà explosif, le président américain Donald Trump a décidé de menacer de sanctions douanières tous les pays commerçant avec l'Iran, entrant ainsi dans un jeu de tensions diplomatiques qui pourrait avoir des répercussions majeures.
Sur son réseau Truth Social, Trump a affirmé que ceux qui échangeraient avec Téhéran seraient frappés d'une taxe de 25%. Cette menace vise principalement la Chine, le principal partenaire commercial de l'Iran, ce qui pourrait aggraver encore la situation économique du pays. Loin de se laisser intimider, les autorités iraniennes ont organisé des manifestations massives pour montrer leur force et leur soutien au gouvernement, tandis que l'ayatollah Ali Khamenei a qualifié ces démonstrations de réponse directe aux provocations américaines.
Les images diffusées par les chaînes d'État montrent des milliers de personnes rassemblées à Téhéran, scandant des slogans anti-américains. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que l'Iran est en guerre contre des "terroristes" et a menacé Trump d'une leçon "inoubliable" en cas d'intervention. Ces tensions surviennent alors que l'Iran impose depuis le 8 janvier une coupure de l'internet, compliquant la circulation d'informations sur la répression. La situation humanitaire est particulièrement alarmante, avec des hôpitaux saturés de blessés et une diminution critique des stocks de sang, comme l'indique le Centre pour les droits de l'homme en Iran.
À l'international, les réactions ne se sont pas faites attendre. Le président français Emmanuel Macron a condamné la "violence d'État" exercée contre les manifestants, tandis que Londres a dénoncé la répression comme "horrible". L'Union européenne envisage également de nouvelles sanctions contre Téhéran. Dans un contexte de crise, des personnalités telles que Reza Pahlavi, fils de l'ancien chah d'Iran, ont appelé l'armée à rejoindre le mouvement populaire. "La légitimité de ce régime est sur la ligne de flottaison", a-t-il affirmé sur les réseaux sociaux.
Les implications de cette crise pourraient être profondes, avec des frappes aériennes contre les installations iraniennes évoquées par la Maison Blanche comme une option potentielle. Cependant, la diplomatie reste la priorité selon la porte-parole Karoline Leavitt, qui a noté des discussions privées avec des émissaires iraniens. La situation en Iran, marquée par le mécontentement populaire ou les répressions brutales, pourrait être l'une des plus graves depuis les manifestations de 2022 suite à la mort de Mahsa Amini.
À mesure que les tensions s'intensifient, le monde observe avec inquiétude l'évolution des événements en Iran, une nation au bord du relèvement populaire et de la confrontation internationale.







