Ce mercredi, le Fonds monétaire international (FMI) a révisé ses prévisions de croissance globale pour 2026, les abaissant à 3%. Cette projection est inférieure à la moyenne de 3,5% anticipée pour les deux années précédentes.
Dans son rapport, le FMI souligne les risques persistants liés aux conflits au Moyen-Orient, la fragmentation des marchés et les ajustements inévitables autour des attentes du marché sur l'intelligence artificielle. Néanmoins, l'institution note que l'économie mondiale a montré une résistance étonnante face aux défis, soutenue par de forts investissements dans le secteur technologique.
"La dynamique dans le domaine technologique est très robuste, agissant comme un contrepoids aux effets négatifs de la guerre", a déclaré Deniz Igan, cheffe des études économiques au FMI, lors d'une interview avec l'AFP.
Perspectives économiques pour la France
En ce qui concerne la zone euro, la croissance a été révisée à la baisse de 0,2 point. Pour la France, les prévisions de croissance pour 2026 sont désormais fixées à 0,6%, soit une baisse par rapport à ce qui avait été prévu en avril. Cela est légèrement inférieur à l'estimation gouvernementale précédente, qui la posait à 0,7%. En parallèle, le FMI anticipe que cette situation ne s'améliorera guère en 2027, avec une croissance qui devrait demeurer en dessous de 1%.
À l'opposé, les États-Unis semblent mieux placés, avec une prévision de croissance stable à 2,3% cette année et une légère hausse attendue pour 2027. Ce pays a la chance de tirer profit de son statut d'exportateur de pétrole, tout en attirant des investissements significatifs dans des infrastructures d'intelligence artificielle.
Parmi les nations les plus touchées à court terme figurent l'Irak et le Qatar, comme l'indique Deniz Igan, mettant en avant l'impact négatif de la fermeture du détroit d'Ormuz sur leurs économies. En revanche, l'Arabie saoudite se distingue par une croissance attendue de 1,7% cette année. Quant à l'Iran, malgré des signes d'amélioration, le pays devrait rester en récession avec une prévision de -5,4% pour 2026.
Un avenir incertain mais optimiste
La croissance mondiale devrait rebondir à 3,4% en 2027. Cependant, le FMI a également ajusté ses prévisions d'inflation, les portant à 4,7% pour 2026, bien que l'on s'attende à une chute à 3,9% l'année suivante.
Les prix de l'énergie ont grimpé de 25% par rapport à leurs niveaux d'avant la guerre, et selon le rapport, cette tendance devrait perdurer. Malgré cela, les experts estiment que, jusqu'à présent, l'économie mondiale a résisté mieux que prévu à l'impact des conflits en cours.
"Si les conflits dans la région se ravivent, cela pourrait précipiter l'économie mondiale dans une crise plus grave", a averti Deniz Igan, pointant du doigt le risque d'une flambée des prix des ressources pétrolières associés à une volonté accrue des nations de reconstituer leurs réserves.
Les implications économiques des conflits restent un sujet de préoccupation majeur et la manière dont les pays réagiront à l'évolution de la situation aura sans aucun doute un impact significatif sur l'avenir économique mondial.







