Ce lundi 11 mai 2026 marque le dixième jour de grève des employés des Transports Urbains de Laval (TUL). Environ 75 grévistes ont défilé dans les rues de la ville, dénonçant des salaires jugés insuffisants et demandant une augmentation de salaire significative. Lors des récentes négociations annuelles, la direction a proposé une revalorisation de 0,8 % puis 1 %, une offre jugée inacceptable par le principal syndicat CFDT, qui fait valoir la nécessité d'une augmentation d'au moins 1,2 %, alignée sur la hausse du SMIC.
Les manifestants ont entamé leur marche depuis le dépôt de bus en direction du centre-ville, où ils se sont rassemblés devant la mairie afin d'interpeller le maire, Florian Bercault, également président de l'agglomération. Selon Jennifer Lemoine, déléguée syndicale CFDT, "Laval Agglomération a souhaité entamer le dialogue avec notre direction, mais nous demandons des actions concrètes, car elle est l'autorité responsable, bien que non employeur direct. Trouver une issue est essentiel pour le bien de tous".
Les témoignages des grévistes soulignent également les difficultés liées à leur métier. Un chauffeur, en évoquant son quotidien, déclare : "Nous commençons parfois à 4 h, 4 h 30 du matin. Nos journées sont longues et nous manquons de reconnaissance". Actuellement, la rémunération d'un chauffeur débutant s'élève à environ 1 600 euros nets, sans compter les primes.
Cette mobilisation survient le jour même de l'entrée en vigueur d'une initiative controversée : les nouveaux tickets à 50 centimes d'euros. Un salarié s'interroge : "On se préoccupe du pouvoir d'achat des usagers, c’est légitime, mais qu'en est-il de nos conditions ?". Une collègue redoute d'éventuelles nuisances sur le service public, craignant que ces nouveaux tarifs entraînent une affluence accrue sur les lignes de bus.
Ce mardi 12 mai, aucune perturbation n'est attendue sur le réseau TUL, excepté l'interruption totale de la navette du centre-ville. La suite des événements dépendra sans doute des négociations à venir.







