La crise économique s'intensifie en Gironde, avec une hausse alarmante de 25% des procédures collectives ouvertes par le tribunal de commerce de Bordeaux durant ce début d'année par rapport à 2025. Sur le Bassin d'Arcachon, les vacanciers adoptent une approche plus parcimonieuse de leurs dépenses.
Ce chiffre préoccupant indique que la situation financière des entreprises est fragile. Le tribunal de commerce de Bordeaux a enregistré une progression notable des procédures collectives au cours des trois premiers mois de 2026 par rapport à l'année précédente. La crise économique s’avère préoccupante et continue de s'aggraver dans un contexte géopolitique incertain, accompagné d'une hausse des prix des carburants.
La consommation, en revanche, semble marquer le pas. Sur le Bassin d'Arcachon, de nombreux touristes, comme Xavier, venu d'Andernos depuis la Vendée, constatent leur adaptation : "On s’adapte. C’est obligé ! On privilégie les pique-niques au restaurant et les balades au shopping. Nous restons sur place pendant notre séjour." Sa femme, Marie, ajoute : "Il y a beaucoup de monde qui se balade, mais cela ne se traduit pas forcément par des achats ; les gens réfléchissent à deux fois avant de dépenser."
Les commerçants en première ligne
Face à cette réalité, les commerçants se retrouvent en première ligne de la crise. Michèle, qui possède deux boutiques de prêt-à-porter, observe avec inquiétude la situation : "Dans le secteur féminin, la concurrence est forte, ce qui a un impact sur les ventes. En revanche, le secteur enfant s'en sort un peu mieux grâce aux achats des grands-parents, moins soucieux du budget."
Thierry, en visite sur le Bassin d'Arcachon pour voir sa fille, exprime un certain optimisme : "Nous ne sacrifions pas notre plaisir lors des vacances. Cependant, chaque dépense compte et modifie notre budget global." Les prévisions sont inquiétantes : d'après l'UFC Que Choisir, les prix en magasin pourraient enregistrer une flambée de 4 à 5% dans les mois à venir avec le retour de l'inflation.







